C’est ce que les psychologues appellent des attitudes conflictuelles: d’un côté, il suffit d’un rien pour que nous éprouvions une grande sympathie pour les animaux... mais nous pouvons aussi les manger sans y penser.

Qui aurait cru qu’on puisse nous psychanalyser sous cet angle? C’est la tâche à laquelle s’emploie le psychologue Hal Herzog avec un livre intitulé Some We Love, Some We Hate, Some We Eat.

Il donne en exemple de notre «éthique» flexible, nos chats: ils partagent nos vies et les laboratoires qui font des expériences sur ces gentils félins sont régulièrement attaqués.

Mais les chats domestiques, rien qu’aux États-Unis tuent aussi des centaines de milliers d’oiseaux et de rongeurs... chaque jour.

Qui voudrait pour autant empêcher son chat d’aller faire sa promenade quotidienne?