Êtes-vous inquiet du jour où, en décodant votre génome, vous apprendrez que vous êtes plus à risque de telle et telle maladie ? Quelque 3400 Finlandais sont sur le point d’obtenir ces informations, dans le cadre d’un effort national pour encourager de meilleures habitudes de vie.

La question est dans l’air depuis longtemps dans différents pays, mais n’a jamais été poussée aussi loin qu’en Finlande. Il a fallu pour cela séquencer les génomes de ces milliers de volontaires, et y chercher parmi une liste de centaines de variantes de gènes que l’on sait être liées à une augmentation du risque de problèmes cardiaques ou de maladies comme le diabète de type 2.

Le mot-clef ici étant « augmentation du risque » : aucune de ces variantes ne détermine en effet qu’une personne aura nécessairement une maladie. Par conséquent, jusqu’à quel point des gens changeront-ils leurs habitudes de vie sur la base d’un « simple » risque ? Cela fait partie des choses qu’observeront des chercheurs d’autres pays, à la recherche d’arguments pour recommander — ou non — à leur propre gouvernement d’aller de l’avant avec une initiative semblable. Des études à plus petite échelle menées jusqu’ici ont montré un impact plutôt mitigé.