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Une des étapes préparatoires à la mission Artemis 2 vers la Lune est une « simulation de lancement ». C'est ce test qui a déterminé, le mardi 3 février, que la date du décollage serait repoussée d'un mois. Auparavant, la météo froide avait aussi fait des siennes. 

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Note: ce texte a été remis à jour en fonction des derniers développements

La simulation en question, prévue pour commencer lundi soir, 2 février, consiste à remplir les réservoirs de la fusée avec plus de 2,6 millions de litres de carburant (dans le jargon des ingénieurs: le propergol cryogénique), à les vider et à les remplir à nouveau. Le plus gros de ce carburant est nécessaire pour soulever du sol cette énorme masse de 5 millions de kilos et de 98 mètres de haut, et pour la faire échapper à l’attraction terrestre. 

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Or, dès lundi soir, des fuites d'hydrogène ont été détectées dans le conduit reliant la plateforme de lancement et la fusée (Space Launch System, ou SLS). Surmontée de la capsule Orion où prendront place les quatre astronautes, SLS est arrivée sur son site de lancement, au Centre spatial Kennedy, en Floride, le 17 janvier. 

La répétition, pendant laquelle les astronautes ne sont pas à bord, inclut aussi une simulation de compte à rebours, avec les différentes manoeuvres qui sont attachées à différents moments, incluant le remplissage des réservoirs. 

Dans un communiqué publié le 26 janvier, la NASA notait que la météo pouvait être un enjeu. Les températures froides , qui frappent une partie de l’Est de l’Amérique du Nord, sont descendues jusqu’en Floride. Cela impliquait ces jours-ci de s’assurer que les « systèmes de contrôle environnemental » gardent la capsule Orion dans les conditions adéquates au futur voyage. Mais déjà, la météo a eu pour conséquence de retarder de deux jours la simulation, soit du 31 janvier au 2 février, repoussant du même coup le moment théorique du lancement du 6 au 8 février. 

Tôt mardi matin, la NASA annonçait que pour permettre aux équipes de réviser les données de la simulation, le lancement était repoussé au mois de mars. La NASA avait déjà précisé le mois dernier que d’autres « fenêtres de lancement » étaient possibles plus tard en février, ainsi qu’en mars et au début d'avril.

Si tout va bien, Artemis 2 sera la première mission habitée vers la Lune depuis la dernière mission Apollo, en 1972. Les quatre astronautes, trois Américains —Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch— et un Canadien —Jeremy Hansen— passeront 10 jours dans l’espace et tourneront autour de la Lune sans s’y poser. Le premier alunissage doit être destiné à Artemis 3, prévu pour 2027 ou, plus probablement, 2028. Les astronautes étaient en quarantaine depuis le 23 janvier, avait annoncé la NASA, pour éviter tout risque d'infection qui pourrait retarder leur départ. Après l'annonce du report en mars, ils ont été libérés de leur quarantaine. 

 

Le 2e paragraphe de ce texte a été remis à jour le 2 février à 11h pour tenir compte des dernières informations sur la simulation. Les paragraphes 1, 2, 3, 6 et 7 ont été réécrits pour tenir compte du report du lancement.  

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