Un groupe de chercheurs dirigé par Joseph Schwarz, de l’Université Simon Fraser, a découvert pourquoi les insectes Boisea rubrolineata, une variété de punaises qu’on retrouve à l’ouest des Rocheuses, aiment se prélasser au soleil. C’est pour se garder en santé.

Les insectes Boisea rubrolineata sont considérés par beaucoup comme des nuisances, en particulier à l’automne, quand ils envahissent des maisons par milliers pour y hiverner au chaud. On les retrouve surtout groupés sur les surfaces ensoleillées. C’est cet aspect de leur comportement qui vient d’être élucidé par les scientifiques de Simon Fraser dans un article publié dans Entomologia Experimentalis et Applicata.

Les insectes Boisea rubrolineata émettent des produits chimiques très odorants. L’hypothèse était que ces composés, de la famille des monoterpènes, étaient produits comme moyen de défense ou bien pour la reproduction. Dans ce dernier cas, ces produits servent de phéromone pour attirer le sexe opposé. En fait, l’article révèle que ces molécules, émises pas des glandes situées à l’arrière de l’insecte, ne jouent aucun de ces deux rôles. Il semblerait qu’elles aient un rôle prophylactique. En frottant leurs pattes contre les glandes productrices, les punaises libèrent les monoterpènes. Grâce à leurs propriétés antimicrobiennes, les molécules détruisent les pathogènes fongiques présents à la surface des feuilles dont se nourrissent les insectes.

Ce que cette étude révèle de particulièrement remarquable, c’est que ces monoterpènes sont seulement produits lorsque les insectes s’exposent au soleil. Il semblerait que l’énergie solaire soit nécessaire à la biosynthèse des monoterpènes. Il s’agit d’un exemple parmi tant d’autres du rôle essentiel du soleil sur notre planète.