Les microorganismes ont de nombreuses fonctions qui vont, entre autres, de la régulation de nos systèmes corporels à l’oxygénation des étendues d’eau. Mais saviez-vous qu’elle peut également servir dans le monde de l’art?

 

La Société américaine de microbiologie (AMS) organise depuis 2015 le concours d’agar art. Le concours met en compétition des peintures dont les couleurs et les formes sont conçues à partir de bactéries. Les scientifiques ont découvert qu’en mettant différentes sortes de bactéries ou de levures dans des boites de Petri et en les positionnant d’une façon précise, des colonies ayant une couleur propre à chacune se développaient en suivant la forme tracée par le microbiologiste.

 

Ainsi, des participants du monde entier participent à cet évènement dans le but de développer leur créativité et de remporter des prix en argent. Ceux-ci varient selon la catégorie dans laquelle se classe leur œuvre.  Il y a en tout trois grandes catégories dont la première nommée « Professional » s’adresse à des scientifiques professionnels. Les deux autres concernent des participants adultes qui ne sont pas des scientifiques à proprement parler, mais des amateurs, ainsi que des enfants tout aussi curieux. Selon l’AMS, les juges du concours d’agar art sont composés de membres de l’association, de précédents gagnants du concours ainsi que de professionnels du monde artistique (traduction libre). Or, la population peut aussi voter pour les meilleures œuvres sur la page Facebook de l’AMS.

 

Peu importe leur âge, les participants y vont de leur imagination (et de leurs connaissances des microorganismes) pour produire des peintures colorées. Ils peuvent s’inspirer de la nature, comme Arwa Hadid qui, grâce à sa peinture représentant une carpe koï et une fleur de lotus, a remporté le premier prix de la catégorie « Professionnal » en 2019. D’autres combinent leur projet d’étude et leur sens artistique. C’est le cas de Dongyun Jung en 2018 qui est parvenu à reproduire Les tournesols de Vincent Van Gogh avec des bactéries nommées staphylocoques dorés qu’il avait prélevées dans le pharynx de l’un de ses sujets d’étude. Un second exemple est celui de Janie Kim qui a dessiné un monde marin en combinant trois types de bactéries. L’une, qui produisait une couleur bleu mer, a été élevée en laboratoire alors que la scientifique a extrait les autres organismes de sa propre peau pour produire une coloration blanche et jaune. Comme quoi toutes les méthodes sont prises afin de dénicher des spécimens diversifiés qui seront mettre de la couleur aux œuvres!

 

Crédit photo: chemoman01, Flickr, https://bit.ly/2GachAU )