Dix-neuf ans : c'est la période de temps pendant laquelle Josée Nadia Drouin aura été directrice de l'Agence Science-Presse. Si vous êtes des habitués de notre site ou de nos contenus diffusés ailleurs, il y a beaucoup plus de Josée Nadia dans ceux-ci que vous ne le soupçonnez.
Elle était entrée à l'Agence au début des années 2000 comme journaliste pigiste, puis chargée de projets. Science! on blogue, c'était elle : ce fut, en 2004, la toute première plateforme en français de blogues de science, à une époque où « le blogue » se révélait être une opportunité pour les scientifiques désireux de faire leurs premiers pas dans la vulgarisation, de prendre position sur les enjeux sociaux et même, de créer une conversation constructive avec le public —oui, c'était avant les réseaux sociaux.
Le fait d'avoir hérité de la direction générale en 2007 n'allait pas freiner son désir de créer des projets inédits. Au printemps 2008, inspirés par le projet américain Science Debate, Josée Nadia et Pascal Lapointe créaient Je vote pour la science, une pétition qui en appelait à la tenue de débats sur des enjeux scientifiques pendant les campagnes électorales : l'idée serait reprise par des intervenants régionaux qui organiseraient de tels débats dans leurs villes. Et à l'automne 2008, était lancée l'émission de radio Je vote pour la science, née de l'idée que science et politique ne devraient pas continuer d'évoluer sur des planètes séparées. Josée Nadia et Pascal en seraient les premiers co-animateurs. Depuis 2014, l'émission est produite et animée par Isabelle Burgun.
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Et puis, il y a eu l'explosion de la désinformation et les besoins suscités, partout dans nos sociétés, par un sentiment d'impuissance face à cette difficulté à distinguer le vrai du faux. C'est ce qui a mené en 2016 à la création du Détecteur de rumeurs, rubrique vouée à la vérification des rumeurs en science ou en santé. Et c’est aussi ce qui a conduit, depuis, à une série de contenus inédits d'éducation à l'information —en vertu de cette philosophie défendue par Josée Nadia : déboulonner des fausses nouvelles, oui, mais il faut aussi apprendre au public à déboulonner par lui-même.
Le Détecteur de rumeurs est devenu une locomotive pour l'Agence, et le volet d'éducation à l'info nous a permis de créer un organisme apparenté, de nous faire connaître dans les écoles, et à l'international.
Un hommage de l'équipe de l'Agence
Josée Nadia a pris sa retraite de Science-Presse, mais sa vie n'en sera pas moins active pour autant. Si vous passez par Sainte-Lucie des Laurentides cet été, repérez l'ancien presbytère et arrêtez-vous à la halte « Dans la musette ». La crème glacée de Josée Nadia vaut le détour —ainsi que tout le reste de ce qu'elle produit pour les cyclistes affamés et pour les visiteurs de passage. Ne manquez pas de lui dire que vous êtes des fans de Science-Presse !




