On a longtemps cru que la capacité à reconnaître des formes géométriques était unique à l’humain. Une nouvelle étude montre toutefois que les singes y arrivent aussi bien que nous.
Dans une étude publiée en juillet, des chercheurs ont démontré que les singes pouvaient comprendre des concepts abstraits comme la symétrie et distinguer des côtés parallèles ou des angles droits. Ce sont ces habiletés qui leur permettraient de déterminer si deux formes sont identiques, même si elles sont orientées différemment ou si leur taille est modifiée.
Pour arriver à ces résultats, les scientifiques ont proposé un problème de géométrie à des enfants du préscolaire, à des adultes humains et à deux espèces de singes, des macaques et des babouins. Les participants devaient observer une image avec une forme et une taille précise puis choisir la forme qui était identique à l’image dans un groupe en comprenant plusieurs. Quand la tâche était réussie, les participants recevaient une rétroaction positive : une gâterie pour les singes, un autocollant pour les enfants et une confirmation pour les adultes.
Abonnez-vous à notre infolettre!
Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!
Tous les participants, singes ou humains, sont parvenus à reconnaître les formes. Pour réaliser cette tâche, le cerveau des singes et des humains doit faire appel à ses zones visuelles, mais aussi à celles impliquées dans les processus cognitifs. Ce processus qui permet de développer une « intuition géométrique » serait donc apparu bien avant que les humains et les singes se séparent pendant leur évolution, concluent les scientifiques.
Selon un neuroscientifique interrogé par le New York Times, les humains ont tendance à surestimer à quel point ils sont spéciaux. Cette étude montre néanmoins que nous partageons plusieurs de nos habiletés cognitives avec d’autres espèces. On sait d’ailleurs que les pigeons peuvent aussi reconnaître les formes, souligne-t-on dans l’article du New York Times, une habileté qui leur serait probablement utile pour s’orienter en vol.





