Bifurcation temporelle dans le plan des nombres complexes.png

Dans mon article précédent, nous avons introduit l'idée que le plan des nombres complexes pouvait servir à représenter le temps dans certaines circonstances, bien particulières. Notre raisonnement nous faisait aboutir à l'idée d'un plan temporel et du fait que le temps pourrait être éventuellement décrit comme faisant intervenir deux dimensions.

Plus tôt, dans un autre article, nous avions mentionné deux phénomènes : l'interférométrie du temps propre et l'interrupteur quantique. Ceux-ci nous conduisent à la possibilité de concevoir une bifurcation temporelle. Le temps perdrait momentanément sa linéarité. Avec ces phénomènes, faisant intervenir la physique quantique, on s'imagine la ligne du temps comme un chemin qui arrive à un carrefour pour se diviser en deux et fusionner à nouveau un peu plus loin. Si l’on veut illustrer cette bifurcation, il faut faire appel à un plan pour dessiner les lignes représentant les deux chemins temporels. C'est ici que le plan des nombres complexes offre cette possibilité. 

Des dimensions temporelles articulées 

Abonnez-vous à notre infolettre!

Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!

À première vue, cela peut sembler une incohérence, puisque nous avons, d'une part, notre temps habituel à une seule dimension et que nous faisons intervenir ici, un plan temporel qui en aurait deux. La question se pose : notre monde est-il décrit par une ou par deux dimensions temporelles? Le monde de la physique quantique nous force à reconsidérer cette vision unifiée : le temps ne peut plus avoir une ou deux dimensions. Il doit s'articuler sur ces deux possibilités. Et, pour une fois, il nous est facile de nous représenter cette possibilité du monde quantique : des lignes tracées sur un plan. À mesure que le temps évolue, les lignes s'allongent, elles peuvent diverger et fusionner sur le plan temporel (celui des nombres complexes). Par la même occasion, ce temps, rattaché aux nombres complexes, engloberait le temps imaginaire pur. 

À la différence des dimensions spatiales, si nous ne percevons pas cette dimension temporelle supplémentaire, ce n'est pas parce qu'elle est recourbée sur elle-même, comme dans la théorie de Kaluza-Klein avec la dimension spatiale supplémentaire, mais plutôt qu'il doit s'agir d'un tout autre type de temporalité qui ne s'exprimerait qu'à l'échelle des particules. L'image du tableau clignotant dans mon article précédent pour illustrer ce temps bidimensionnel introduit forcément une rupture dans la causalité linéaire propre à un temps qui ne possède qu'une seule dimension. Est-ce à dire qu'à cette échelle, il n'y a plus aucune causalité? Pas forcément. Absence de causalité linéaire ne veut pas nécessairement dire absence de causalité totale. Le monde quantique pourrait bien nous forcer à reconsidérer avec le plus grand sérieux l'idée de causalité indéterministe. C'est à suivre. 

Je donne
EN VEDETTE
Publicité
Appel à tous!
Publicité