Nous n’avons pas la prétention d’être infaillibles. Des erreurs peuvent se produire en cours d’écriture, et nous avons toujours veillé à ce que, lorsqu’un texte est modifié après publication, la modification et ses raisons soient signalées et ce, autant pour les actualités scientifiques que pour les textes du Détecteur de rumeurs.

Si des corrections doivent être apportées   

Lorsqu’une modification est faite à l’intérieur du texte après publication ou qu’un ajout est fait à un texte à des fins de clarification, cela sera toujours signalé par une notification en fin d’article. Celle-ci peut prendre cette forme: « Ce texte a été modifié le (date) au 3e paragraphe pour y ajouter la citation de (nom de la personne ou de l’institution) ».

  • Exemples de modifications après publications : un chercheur dont le titre qui lui avait été attribué était incorrect; une confusion entourant une définition (par exemple, biodiversité des espaces urbains privés, plutôt que biodiversité urbaine); une confusion entourant un chiffre (comme l'article de 2022 qui avait confondu le nombre de kilomètres de pistes cyclables où la neige était déblayée avec le nombre de kilomètres où la neige était déblayée « en priorité »).
  • Exemples d’ajouts à des fins de clarification : un élément tiré d’une entrevue avec un chercheur survenue après la publication (par exemple, ici); un nouveau bilan du nombre de cas d’une maladie ou du nombre de décès, paru peu de temps après la publication de notre article (par exemple, ici, dans l’encadré au bas du texte).

Nous corrigeons les fautes de grammaire ou d’orthographe aussitôt qu’elles sont portées à notre attention, sans publier de notification.

Si des corrections ne doivent pas être apportées 

Il arrive que des lecteurs nous écrivent pour réfuter un élément ou la conclusion d'un de nos articles. Lorsqu'il est clair, par notre recherche, que la demande de modification d'un lecteur n’est pas pertinente ou que la source qu’il propose est d'une fiabilité douteuse, aucune correction ou précision ne sera apportée. Nous allons toutefois répondre à la personne, par le canal avec lequel elle a communiqué.

  • Exemples d’infos non pertinentes : Une étude sur l’homéopathie qui ne permet pas de conclure que l’homéopathie fonctionne; des photos de traînées de condensation dans le ciel qui ne permettent pas de conclure que les avions émettent des « chemtrails »; une demande de l’association des producteurs laitiers contestant le verdict comme quoi le lait au chocolat ne permet pas d’améliorer la récupération des sportifs.

Nous écrire

Les canaux pour nous signaler de telles erreurs sont multiples. Les lecteurs peuvent nous contacter par l’adresse courriel, qui est clairement inscrite sur chaque page du site. Ils peuvent aussi nous joindre par Linkedin, Bluesky ou Facebook (Meta empêche les usagers canadiens de recevoir les mises à jour des médias du Canada et d’ailleurs depuis 2023, mais on peut toujours nous y écrire).

Modifier un verdict du Détecteur de rumeurs?

Touchons du bois : depuis la création du Détecteur de rumeurs en 2016, nous n’avons jamais été confrontés à des erreurs factuelles telles qu’elles nécessitent de corriger un verdict. Pensons par exemple à une recherche scientifique dont nous n’aurions pas tenu compte et qui invaliderait tout ou partie du verdict. Ou à des chercheurs dont nous aurions tenu compte mais dont la recherche s’avérerait frauduleuse, au point de faire l’objet d’une rétractation.

Si cela devait se produire, une notice serait ajoutée en haut de la page avec un hyperlien vers le nouveau texte ou la nouvelle version du texte.

Mises à jour

En journalisme scientifique, prouver qu’un individu n’a pas dit quelque chose ne suffit pas, il faut prouver que ce qu’il a dit s’appuie (ou non) sur des données probantes. Et pour prouver cela, une seule recherche scientifique ne suffit pas, il en faut plusieurs. De plus, dans certains domaines de la santé, il ne suffit pas que ce soient des recherches menées sur des souris ou sur un petit groupe d’humains.

C’est ce que nous expliquons dans notre cours Décoder l’info scientifique, et cela fait partie de notre méthode de travail: autant à l’étape du choix des sujets qu’à celle de la recherche documentaire et à celle de l’écriture, nous veillons à soupeser la valeur relative des études. Parce que toutes les études n’ont pas la même valeur. Et parce que les connaissances scientifiques sur un sujet peuvent évoluer, spécialement lorsque ce sujet se retrouve sous les projecteurs de façon récurrente, poussant ainsi des chercheurs à creuser ou re-creuser la question.

Aussi, il nous arrive de publier des textes du Détecteur de rumeurs qui constituent des « mises à jour » d’anciens textes (par exemple, ici, ici et ici). En général, le verdict ne change pas, mais les nouvelles connaissances permettent d’ajouter des précisions ou des données plus récentes. Dans le cas où une telle mise à jour entraînerait la modification d’un verdict, une notice sera ajoutée sur le texte original, conduisant vers la nouvelle version.