Le 29 septembre 2009, un violent séisme suivi d’un tsunami ravageur dont les vagues dépassaient les 10 mètres de haut, ont frappé les îles Samoa et Tonga, dans le Pacifique, tuant 192 personnes. Ce n’est pas un mais deux tremblements de terre, de nature différente, qui ont meurtri les îles, affirment aujourd’hui deux équipes de chercheurs dans la revue Nature. S’étant produits à environ une minute d’écart, à moins de 100 km l’un de l’autre, les signaux des deux séismes étaient difficiles à distinguer. Des données qui ne collent pas Plusieurs indices troublants ont cependant mis les sismologues sur la piste d’un double événement sismique. Qu’il s’agisse des données concernant le tsunami, les répliques ou le déplacement des îles (quelques dizaines ou centaines de millimètres mesurés par GPS), rien ne correspondaient exactement à ce qui aurait dû se produire avec un séisme classique.