Le journalisme scientifique n'a jamais été aussi fragile: les magazines sont moins nombreux qu'avant, les pages Science des journaux disparaissent, les scribes eux-mêmes sont plus dispersés et plus précaires. Parallèlement, les relations publiques ne se sont jamais aussi bien portées. Serait-il temps de renverser la vapeur?

: : LES NOUVEAUTÉS : :

- Quelle est la liberté de parole des scientifiques?
Étrange question que ce titre. Qui nous aura été inspirée par le drame chez Charlie Hebdo. Le chercheur, cet être qui jouit d’une liberté de parole qui connaît peu d’équivalents dans la société, profite-t-il de ce privilège qui lui échoit? Liberté d’expression, liberté de parole, ce n’étaient pas des sujets qu’on avait coutume d’associer jadis au chercheur scientifique, tant il semblait relever de l'évidence qu’il jouissait d’une liberté presque absolue.
(Je vote pour la science – Émission de radio)

- Journalisme scientifique: l'avenir à bâtir
Dans la tourmente de la crise des médias, le journalisme scientifique passe en mode survie. Comme le rappelaient trois des organismes majeurs dans une récente lettre, Pour un journalisme scientifique québécois solide —cosignée par l’Agence Science-Presse— ainsi que l’alarme lancée par la revue Québec Science, le présent s’avère incertain et l’avenir fort compromis.
(Isabelle Burgun – Article)

- Pour un journalisme scientifique québécois solide
En novembre, l’apparition au Québec d’un panneau publicitaire climatosceptique a entraîné une contre-attaque de l’Association des communicateurs scientifiques, décidée à ne pas laisser ce genre de mensonge prendre racine ici. L’association a produit, à ses frais, des panneaux destinés à rétablir les faits. Cette réaction rappelle combien il est important d’avoir, sur la place publique, une information scientifique solide. Mais elle rappelle aussi combien la bataille est inégale.
(ASP – Article)

- En science, sommes-nous Charlie?
J’aurais aimé dire cette semaine «Je suis Charlie». Mais si je l’étais, je serais en ce moment dans un cimetière en France. Ou emprisonné en Arabie Saoudite.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Charlie Hebdo: l'avant-garde du journalisme environnemental
Si Charlie Hebdo a parlé de science avec la même irrévérence qui le caractérise ailleurs, il a par contre laissé sa marque en journalisme environnemental comme un journal... presque sérieux. Militant, engagé, certes. Rebelle, mais avec une cause.
(ASP – Article)

- Cancer, malchance et médias
Il arrive que des recherches soient très mal résumées par des médias. Mais en fin de semaine, la rapidité avec laquelle des journalistes et des blogueurs ont corrigé le tir à propos d’une recherche sur le cancer, a laissé dans l’ombre le fait que le terme erroné qui avait été initialement employé par des journalistes avait en fait été tiré... de la recherche elle-même.
(ASP – Article)

- 2014: nos textes les plus lus
La science a eu sa part de grosses nouvelles, nos journalistes et nos blogueurs ont eu leur part de bonnes idées. Mais quels ont été les textes les plus lus de nos lecteurs?
(ASP – Article)

: : AILLEURS SUR LE SITE : :

- Pour contrer la mauvaise info, embauchez un journaliste scientifique
Quatre communiqués de presse en santé sur 10 contiennent des conseils exagérés; un sur trois pointe une relation de cause à effet qui n’existe pas nécessairement; et 36% tirent des conclusions hâtives d’une recherche en santé sur des animaux.
(Pascal Lapointe – Article)

- L'Agence Science-Presse passe à la guillotine
Le gouvernement du Québec signe peut-être l’arrêt de mort de l’Agence Science-Presse, la seule agence de presse scientifique dans la francophonie et un fleuron du journalisme québécois depuis 36 ans. [Ajout 14 décembre, 20h30] Un communiqué du ministère annonce que l'enveloppe dévolue à la culture scientifique serait maintenue telle quelle. Les organismes concernés seront contactés pour savoir ce qu'il en est pour chacun d'eux.
(Pascal Lapointe – Article)

- J’irai cracher sur vos tombes
Une image forte pour coller au message envoyé aujourd’hui par Québec. La grande faucheuse gouvernementale a mis à mort la culture et le journalisme scientifiques d’un grand coup sec. Fini les subventions attribuées aux Débrouillards et à l’Agence Science-Presse, deux fleurons de la presse scientifique québécoise. [14 décembre: un communiqué du ministère a annoncé que l'enveloppe dévolue à la culture scientifique serait maintenue telle quelle. Les organismes concernés seront contactés pour savoir ce qu'il en est pour chacun d'eux.]
(Bruno Geoffroy – Billet de blogue)

- La hache contre la plume
Petit matin gris, j’avais décidé de vous faire un petit billet de blogue sur Noël et notre frénésie de consommation et je cherchais un angle scientifique pour faire passer le message que nous pesons trop sur notre planète et notre environnement, et qu’il est temps d’opter pour un Noël vert. [14 décembre: un communiqué du ministère a annoncé que l'enveloppe dévolue à la culture scientifique serait maintenue telle quelle. Les organismes concernés seront contactés pour savoir ce qu'il en est pour chacun d'eux.]
(Isabelle Burgun – Billet de blogue)

- Qui surveille les désinformateurs?
Que faire quand les techniques de la vulgarisation sont employées par des relationnistes pour faire de la désinformation en science? Quels recours ont les autres professionnels de la communication? Et quelles armes ont les citoyens?
(Je vote pour la science – Émission de radio)

- CitizenFour: comment vulgariser la surveillance de masse?
Il y a deux façons de sortir du cinéma après avoir vu CitizenFour —ce documentaire sur l’affaire Edward Snowden, par l’oeil des deux journalistes qui l’ont sorti de l’ombre. L’une: en parler comme d’un travail remarquablement bien fait sur un des scoops journalistiques les plus importants de la dernière décennie. L’autre: vivre un grand moment de découragement face à une surveillance électronique si gigantesque qu’elle semble au-delà de tout ce qu’on peut appréhender.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- La mauvaise communication d'Ebola
Pourquoi la paranoïa nord-américaine face à Ebola? Parce que les médecins et les médias ont vulgarisé la crise par le mauvais bout de la lorgnette... et parce que même s’ils avaient mieux communiqué, ils partaient de très loin.
(ASP – Article)

- Vulgarisation 2.0 en français: le pain commence à lever?
En 2014, est-il encore justifié pour les scientifiques de critiquer les médias s’ils ne prennent pas eux-mêmes le clavier?
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Vous ne guérirez pas de la peur d’Ebola même si on vous l’explique
Ces derniers jours, on a fait grand cas d’histoires absurdes qui semblent démontrer combien certaines personnes gagneraient à s’informer sur Ebola. Et pourtant.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Journalisme scientifique: le mythe du modèle d'affaires
Comment transformer le journalisme scientifique en une entreprise rentable et fructueuse? Utopie, disent les uns. Mais non, il suffit de trouver le bon modèle d’affaires, proclament les autres. Hum.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Les blogues se livrent
Intéressante convergence ces jours-ci. Deux blogueurs de science, un de chaque côté de l’Atlantique, publient un livre de leurs meilleurs billets. Ce qui représente aussi un intéressant pied de nez... des deux côtés de la barrière numérique.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Quand une chaîne de science fait mal à la communication de la science
David Shiffman est un biologiste marin spécialisé dans la sauvegarde du requin. Parce qu’il aime beaucoup la vulgarisation, on ne s'étonne pas de le voir bloguer et twitter sous l'étiquette @WhySharksMatter. Mais ses efforts pour faire comprendre au public l'importance du requin sont contrecarrés ces dernières années par la chaîne de télé Discovery. Une chaîne qui, en ces occasions, donne une mauvaise, très mauvaise image, du journalisme scientifique.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Climat: communiquer les faits ou communiquer l'émotion?
Parler de climat en s’imaginant que les climatosceptiques vont tout à coup dire «ah, j’avais tort», est naïf. Une fois qu’on a admis ça, on n’est toutefois guère plus avancé: comment rendre plus efficace la manière dont on communique les faits?
(Pascal Lapointe – Article)

- La qualité de l’information ne vient pas avec le nombre de clics
Tant que les lecteurs n'auront pas compris que les médias doivent payer décemment leurs auteurs, le débat sur la qualité de ce qui se publie n'ira nulle part. Bon, ça m’a fait plaisir de l’écrire, mais à présent, lisez cette journaliste scientifique américaine qui l’a écrit il y a quelques jours de manière plus éloquente.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Médias: abandonner le 20e siècle
L’avenir du journalisme est peut-être dans les réseaux sociaux, mais il n’est certainement pas dans les pages d’accueil. Et si ces deux constats proviennent d’un rapport interne du New York Times, ça vaut la peine de les souligner.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Construire une blogosphère
Vous communiquez, bloguez, twittez: sur l’image ci-contre, le petit cercle foncé, au centre, représente le plus petit public possible. Disons les cinq lecteurs de mon mémoire de maîtrise. Le grand cercle représente le public francophone le plus large que vous puissiez imaginer. Entre les deux: la vulgarisation.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Il est temps de valoriser le journalisme
Il faut davantage de culture scientifique, de vulgarisation, de blogues de science, tout le monde est d’accord là-dessus. Mais il faut aussi plus de journalistes scientifiques et ça, c’est moins évident.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Journalisme scientifique sensationnaliste?
Coup dur pour le journalisme scientifique! Une récente étude publiée par une équipe de chercheurs américains de la National Institutes of Health illustre que les recherches scientifiques les plus couvertes par les quotidiens sont celles qui présentent la méthodologie la plus faible.
(Le labo du journalisme scientifique – Billet de blogue)

- Communiquer les coulisses de la science?
(RALEIGH, Caroline du Nord) — Une des choses sur laquelle se rejoignent scientifiques et journalistes scientifiques, c’est que le monde des communications, incluant les médias, a trop tendance à ne s’intéresser qu’à «la découverte», et pas assez au «processus»: c’est-à-dire la façon dont la science se construit. Or, je sors d’un congrès qui tend à révéler, par ses non-exemples, que le constat est un peu injuste.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Science Online: le succès d'une communauté virtuelle
(RALEIGH, Caroline du Nord) — Après huit éditions, la plus importante rencontre internationale sur la communication scientifique à l’ère numérique, montre deux signes de passage à l’âge adulte: elle se tiendra l’an prochain pour la première fois hors de son lieu d’origine.
(Pascal Lapointe – Article)

- Scientifiques sur Twitter: pour quel public?
Dans un récent article sur l’utilisation de Twitter par les scientifiques, je me posais la question de savoir si leur présence sur ce réseau social était intéressante pour les journalistes d’une part, et pour le grand public d’autre part.
(Antoine Bonvoisin – Billet de blogue)

- Improvisation pour scientifiques
(CHICAGO, Illinois) — Dimanche matin, 9h. Dehors, le soleil brille, la journée s’annonce idéale pour arpenter en touriste les rues de la ville. Pourtant, 75 scientifiques ont choisi plutôt de la débuter par une petite séance d’improvisation.
(Josée Nadia Drouin – Article)

- Que ceux qui lisent la science lèvent la main
Près de 86%: c’est le nombre d’Américains qui se disent intéressés à lire plus de science dans les médias. Et pourtant... seulement 16%: c’est le nombre d’Américains qui ont lu régulièrement des nouvelles scientifiques pendant la même période.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- Chercheurs et journalistes: discussion
Cette semaine, s’est produit un événement historique: une trentaine de blogueurs de science francophones se sont rassemblés au même endroit.
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)

- OGM: plaidoyer pour un lecteur qui réfléchit
Depuis six mois, un journaliste américain accumule les textes autour d’une recherche personnelle de longue haleine sur les OGM. Il démolit une par une les idées reçues des deux camps, et ce, dans le média dont on se serait le moins attendu à un tel effort. Mais l’effort en vaut-il la peine?
(Pascal Lapointe – Billet de blogue)