Il était adulé par les amateurs de jeux mathématiques dont il avait été un auteur prolifique. Mais sa plus importante contribution à la culture scientifique restera sa lutte contre les charlatans.

Beaucoup croyaient que Martin Gardner, décédé le 22 mai en Oklahoma à l’âge de 95 ans, était un mathématicien. Il avait en réalité étudié la philosophie dans les années 1930. Et c’est souvent elle qui le guidait quand il dénonçait les croyances irrationnelles, les pseudosciences et autres tromperies de l’esprit. Le célèbre biologiste Stephen Jay Gould l’avait qualifié en 1982 de « plus important des phares qui défendent la rationalité et la bonne science contre le mysticisme et l’anti-intellectualisme ». Son ouvrage le plus souvent réédité et traduit, Les Magiciens démasqués, remonte aux années 1950, et a inspiré deux générations de pourfendeurs des charlatans de toutes sortes.