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Annoncés comme les premiers Jeux d’hiver carboneutres, les Olympiques de Milan-Cortina, en Italie, emboitent le pas à ceux d’été de Paris qui, en 2024. s’étaient attelés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

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Mais on parlait alors d’une réduction à 2 millions de tonnes, soit l’équivalent des Jeux de Tokyo de 2020… qui s’étaient déroulés sans spectateurs.

Il n’y a pas que les organisateurs des Jeux. En plus d’une médaille, la championne de ski acrobatique québécoise Marion Thénault poursuit aussi l’objectif de devenir la première athlète carboneutre. L’étudiante en génie aérospatial de 25 ans calcule ses émissions de GES – les siens et ceux des athlètes de sa Fédération— minimise ses déplacements et diminue sa consommation de viande.

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Les Jeux d’hiver de Milan-Cortina seront-ils vraiment les premiers Jeux d’hiver carboneutres et durables? Ou, à tout le moins, plus verts ? Isabelle Burgun en parle avec :

  • Yves-Marie Abraham, professeur à HEC Montréal, où il enseigne la sociologie de l’économie et s’intéresse à la décroissance. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Guérir du mal de l’infini (Écosociété, 2019), qui a inspiré récemment une pièce de théâtre à la vocation d’être carboneutre « L’équation verte ». Il lancera un programme sur la décroissance à HEC Montréal cet automne.
  • Sébastien Delamarre, conseiller en gestion des gaz à effet de serre à la Coopérative de solidarité Carbone, un organisme québécois à but non lucratif engagé dans l’accélération de la lutte aux changements climatiques par l’innovation collective

Ces Jeux rassemblent 3500 athlètes –dont 49 Québécois— de 93 pays. Quatre régions et six sites les accueillent, pour un territoire de plus de 20 000 kilomètres carrés. Ce qui est un des facteurs posant la question de l’empreinte environnementale.

Quels sont les principaux contributeurs aux GES? Est-ce vraisemblable de parler de carboneutralité? Puisque carboneutralité ne veut pas dire « zéro émission », comment compense-t-on les émissions de GES?

Y a-t-il des sports plus problématiques que d’autres?

Et il y a la question plus large du réchauffement climatique: une récente étude menée par Daniel Scott, de l’Université de Waterloo, conclut que, sur les 93 sites avec des infrastructures de haut niveau pour les Jeux d’hiver, seulement 52 pourraient avoir assez de froid et de neige pour les accueillir en 2050. Et seulement 30 en 2080 – dans un scénario « modéré » de réchauffement.

L’étude montre que cela pourrait être pire pour les Jeux paralympiques, qui se déroulent près d’un mois plus tard. Quel est l’avenir des Jeux d’hiver?

Les Jeux de Salt Lake City de 2030 veulent intégrer l’action climatique dans le sport (concept venu du programme des Nations unies Sports for Climate Action). Concrètement, qu’est-ce que cela implique?

Que peuvent faire les athlètes qui veulent contribuer? Et les spectateurs? Et les commanditaires?

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter, entre autres, sur CHOQ (Toronto), CFOU (Trois-Rivières), et CIAX (Windsor). 

Vous trouverez toutes les émissions précédentes ici.

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