Pour la première fois de l’Histoire, baptiser une planète deviendra plus démocratique.

L’Union astronomique internationale (UAI) a dévoilé le 7 juin une liste de planètes découvertes ces dernières années autour d’étoiles autres que notre Soleil, au bénéfice des 79 pays pour l’instant membres du projet IAU100 NameExoWorld. Chaque pays pourra organiser un concours chez lui pour l’une de ces exoplanètes.

Il faut savoir que l’UAI est le seul organisme autorisé à nommer les nouveaux corps célestes — ce qui, entre autre choses, veut dire que les compagnies qui acceptent, moyennant paiement, de donner votre nom à une étoile, sont une arnaque. Traditionnellement, les planètes ont eu des noms de divinités de l’Antiquité, les comètes ont porté les noms de leurs découvreurs, et les étoiles, des étiquettes de catalogues — HD 136418, par exemple. C’est de cette dernière dont vient « d’hériter » le Canada : située à 344 années-lumière, on y a détecté en 2009 une planète faisant un peu plus de deux fois la masse de Jupiter et tournant autour de son étoile en 464 jours.

La planète « française », qui fait deux fois Jupiter, tourne en 227 jours autour de l’étoile HD 8574, située à 146 années-lumière.

Les campagnes auront lieu entre juin et novembre 2019. Celle des Grecs est déjà lancée, où 1 500 propositions ont été faites pendant la fin de semaine, explique au New York Times l’astronome Eduardo Penteado, du Musée d’astronomie de Rio de Janeiro, responsable du projet à l’UAI. En 2015, l'UAI avait tenu une campagne similaire, qui avait permis de nommer 31 exoplanètes autour de 19 étoiles.