Est-ce que les nausées de grossesse extrêmes de Kate Middleton pourraient nous aider à savoir si la couronne britannique aura bientôt un nouvel héritier mâle pour le trône d'Angleterre? Cela pourrait être possible si on se fie à la conclusion de chercheurs israéliens qui ont étudié l'impact du sexe du bébé sur la fréquence et la sévérité de ce type de vomissements.

Il s'agit d'un sujet intéressant puisque la duchesse de Cambridge n'est définitivement pas la seule à souffrir de cette condition. On estime en effet que 70 à 90 % des femmes enceintes connaîtront des nausées pendant leur grossesse et que la moitié souffrira de vomissement. Lorsque les vomissements deviennent intraitables, on parle alors d'hyperemesis gravidarum. Ces vomissements excessifs peuvent causer des déséquilibres des fluides et des électrolytes de même qu'un déficit nutritif et une perte de poids. Ces complications mènent souvent à une hospitalisation.

Les chercheurs israéliens ont donc analysé toutes les femmes admises à leur hôpital pour hyperemesis gravidarum entre 1994 et 2008. Ils ont ainsi remarqué que les femmes atteintes de cette condition portaient plus souvent une fille, en particulier si les vomissements excessifs avaient débuté dans les 10 premières semaines de grossesse. Par ailleurs, les mères atteintes qui portaient une fille avaient vu leurs symptômes apparaître plus tôt et nécessitaient plus souvent une alimentation totale par voie intraveineuse.

Cependant, les femmes souffrant d'hyperemesis gravidarum portant un garçon semblaient avoir un risque plus élevé de travail prématuré et de maladies néonatales. En d'autres termes, si les vomissements excessifs sont plus courants chez les femmes portant des filles, les bébés mâles semblent plus sensibles aux effets négatifs de cette condition.

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois qu'on remarque que les bébés de sexe masculin sont plus fragiles. Par exemple, le fait de porter un garçon est un facteur de risque pour un certain nombre de complications pendant la grossesse comme les fausses couches ou le travail prématuré, le diabète de grossesse, l'arrêt du travail et la césarienne.

Bien sûr, on ne peut pas utiliser de tels résultats pour conclure qu'une petite princesse verra bientôt le jour. Il est toutefois intéressant de constater que le sexe du bébé à naître semble avoir un impact sur le déroulement de la grossesse.

- Ce billet a d'abord été publié sur le site Maman Éprouvette.