Faut-il se méfier de l’intelligence artificielle?

La majorité des participants à une conférence portant sur l’intelligence artificielle ont répondu par l’affirmative le 16 janvier 2019.  La réponse est également oui selon certains spécialistes invités à cette activité organisé par la Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

Si la majorité du public se méfie du développement fulgurant des applications de l’intelligence artificielle (AI), les experts nuancent leur prise de position sur le sujet.  Selon, madame Layla El Asri, Ph.D de l’Université de Lorraine (France) et directrice recherche chez Microsofts Reseach Malouba à Montréal, l’AI c’est comme une boîte noire à l’appétit illimité.  Elle donne l’exemple de certains employeurs qui demandent à des chercheurs d’emploi des autoriser à fouiller dans leur boîte de courriel avant même de leur offrir un emploi.  Il n’y a seulement dans le domaine médical, hyperrèglementé que les applications de l’AI sont contrôlées.

Selon monsieur Philippe Beaudoin Ph. D de l’Université de Montréal et vice président recherche de la firme Element AI, il faut des lois pour encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle mais les législateurs en sont très loin.  Le problème de la démocratisation de la technologie est en cause.

Selon monsieur Mathieu Dugal, journaliste scientifique à l’émission « moteur de recherche » diffusé à Radio-Canada, toutes les armées puissantes du monde travaillent sur l’intelligence artificielle en dehors des lois et du contrôle public ou gouvernemental, finalement de tout regard démocratique.  

Mais selon monsieur Martin Gibert, Ph.D en philosophie de l’Université de Montréal et chercheur en éthique sur l’intelligence artificielle, le Protocole de Montréal a établit le 4 décembre 2018 plus de 10 principes sur les enjeux sociaux et éthiques de l’IA ce qui est un bon début pour se questionner et faire un effort de réflexion sur la problématique.

Raymond Fournier