Sa respiration ralentit, ses yeux se ferment, son visage prend une expression neutre : il est en état d’hibernation chimique et survivra ainsi jusqu’à l’arrivée des secours. Le sulfure d’hydrogène contenu dans la seringue a réduit la demande de son cerveau en oxygène, le faisant passer en mode « économie d’énergie ». Pure fiction? Le biologiste cellulaire Mark Roth a montré dans l’édition de juillet du Journal of Trauma Injury, Infection and Critical Care que des rats ayant perdu plus de la moitié de leur sang auraient trois à quatre fois plus de chances de survie avec l’injection de cette « drogue de l’hibernation ». Elle pourrait sauver les blessés sur les lieux d’accidents ou dans les zones de combat si cette découverte peut être appliquée à l’humain.
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Sylvain Lanouette





