Il y a en effet longtemps que les généticiens réfutent ce nom: si l’ADN-poubelle (junk DNA) était aussi inutile que ce que laisse croire cette expression, il aurait fini par disparaître. Or, selon Axel Visel, du Laboratoire national Lawrence Berkeley, en Californie, son équipe est parvenue à altérer la forme du visage de souris en modifiant certains de ces gènes, ou plus exactement certains des «amplificateurs de transcription», c’est-à-dire des séquences de gènes qui accroissent ou réduisent l’activité d’autres gènes. Dans leur étude parue le 25 octobre dans Science , ces chercheurs se disent convaincus que ces gènes jouent le même rôle chez nous.
Des généticiens ont identifié des séquences de gènes qui, littéralement, «sculptent» le visage. Ce qui aurait été une nouvelle banale n’eut été le fait qu’il s’agit de gènes appartenant à la catégorie mal nommée ADN-poubelle».
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