Paradoxalement, c’est l’absence d’un « chef » unique qui permettrait de mieux prédire les attaques, parce qu’elles deviennent alors déterminées par la compétition entre chaque groupe d’insurgés pour attirer l’attention des médias. Les chercheurs s’appuient sur 54 000 événements couvrant neuf guerres, dont celle de la Sierra Leone entre 1994 et 2003, et celle de l’Iraq entre 2003 et 2008. Évidemment, il est plus facile de faire ces calculs à partir d’informations dont on dispose aujourd’hui sur des insurrections passées... (Juan Camilo Bohorquez et al., « Common ecology quantifies human insurgency », Nature).
Un modèle mathématique permettant de prédire les attaques des insurgés, par exemple en Iraq ou en Afghanistan? C’est la prétention des cinq chercheurs de trois disciplines qui, dans une étude publiée par Nature, affirment avoir trouvé des points communs à ces attaques.
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