L'été est la saison des congrès et la plupart des professeurs butinent durant quelques semaines d'un congrès à l'autre, présentant leurs résultats et découvrant ce que leurs collègues font. Ces échanges sont essentiels pour la progression de la science car ils permettent de confronter directement les idées et les façons de faire. L'été est aussi l'occasion de terminer tous les projets qui n'ont pas pu aboutir plus tôt. On passe toute l'année à se dire « je terminerai ceci cet été » alors, lorsqu’arrive la belle saison, le dossier « à faire » déborde, qu'il s'agisse d'articles à écrire, de données à analyser ou d'expérience à mettre en branle.
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Malgré le travail, l'été est aussi une saison où il est possible de travailler d'une traite, sans interruption constante, ce qui donne un air d'école buissonnière aux activités intellectuelles.
Lorsque septembre se pointe, c'est le choc : finie la liberté d'organiser son horaire. On se retrouve plongé dans un univers chaotique déterminé par l'horaire des cours et, pire, des multiples comités, entrés en hibernation durant l'été et qui reprennent tous avec une ardeur de la première heure. Et c'est sans compter les demandes de subventions dont toutes les dates limites tombent entre le 15 septembre et la fin octobre. Avec toutes ces activités, notre journée se retrouve saucissonnée en tranches de longueur variable qui exigent la capacité de sauter d'un problème à l'autre chaque 15 minutes ou presque. On repense alors avec nostalgie aux belles et calmes journées estivales.
Tout n'est pas gris, heureusement. La rentrée signifie également que les étudiants envahissent de nouveau les campus. La vie reprend, turbulente et motivante. On découvre les nouvelles cohortes et on s'émerveille de la progression des anciennes. C'est fou, bien que j'enseigne depuis déjà près de 10 ans, j'ai des papillons dans l'estomac les jours précédant le début des classes. Et c'est la même chose pour la plupart de mes collègues : il y a toujours un trac énorme avant la première rencontre. L'enseignement, c'est un peu le théâtre : on ne sait jamais quel public nous attend.
Lorsque septembre s'évanouit, les choses rentrent un peu dans l'ordre. Le rythme de l'année universitaire s'installe, les habitudes ayant repris le dessus : on connaît maintenant nos étudiants, les divers comités sont en place et en action, les demandes de subventions sont presque toutes terminées. On peut souffler un peu, envisager un retour plus sérieux aux activités de recherche et, pour certains, revenir en force sur leur blogue!
Bonne rentrée à tous!





