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En examinant simplement les tableaux qui comparent la production de gaz à effet de serre des différentes régions du monde, on constate sans surprise que l'Afrique génère à peine plus d'une tonne métrique de dioxyde de carbone par personne. Mais le vrai « défi d'une tonne » en Afrique est la subsistance. Déjà accablé par une forte croissance démographique, des cadres institutionnels fragiles, la malaria, le VIH, la dégradation rapide de l'environnement et la diminution des ressources naturelles, ce continent est à la merci des moindres changements climatiques. Les bouleversements climatiques dans les pays les plus pauvres auront des conséquences tragiques. En fait, les travaux de la Chaire d'études sur les écosystèmes urbains, de nos collègues du Sahel du Centre Agrhymet et d'Environnement Canada examinent comment les transformations de l'environnement, imputables aux les bouleversements du climat, sont aggravées par des facteurs socio-politiques. En adoptant une approche à la question de l'adaptation aux changements climatiques axée sur la vulnérabilité et la sécurité alimentaire, nos travaux nous amènent à réfléchir sur l'élaboration de politiques publiques qui englobent, plutôt que ne séparent, les enjeux environnementaux et sociaux.
Laurent Lepage, titulaire de la Chaire d'études sur les écosystèmes urbains – UQÀM
Monsieur Lepage donnait aujourd'hui une conférence sur la vulnérabilité du climat et des populations sahéliennes lors du Colloque Sciences et société : les changements climatiques, un événement organisé par l'UQÀM, sa Faculté des sciences et le Consortium Ouranos.
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