Abonnez-vous à notre infolettre!
Pour ne rien rater de l'actualité scientifique et tout savoir sur nos efforts pour lutter contre les fausses nouvelles et la désinformation!
En cette date, une résidente de Stoneham, Laurence Floux, a photographié un météore alors qu'elle prenait une photo pour montrer la vue qu'elle avait de son balcon. Ce n'est que quelques jours plus tard que sous la pression de son entourage qu'elle décida d'en informer les médias et par eux les astronomes! L'objet, une boule de feu suivi d'une traînée lumineuse a aussi été observée par quelques autres témoins dans les environs.
L'événement rapporté par les médias a fait l'effet d'une bombe chez les astronomes amateurs de la région de Québec. Les images du bolide ont fait l'objet de divers commentaires et analyses; auxquels, j'ai moi-même participé. Certains ont même commencé à chercher d'autres témoins de l'événement. Avec une bonne image, il serait possible de calculer la trajectoire et ,de là, le point d'impact s'il y en a un. Cette excitation est cependant retombée rapidement lorsqu'il est devenu évident qu'aucun témoin n'avait entendu de bang supersonique. La production de ce bruit semblable à un coup de tonnerre est un excellent indicateur que des météorites ont été produites, car cela indique que l'étoile filante est parvenue aux couches inférieures de l'atmosphère (<15 km). Il est à noter que les météores ne produisent que rarement un météorite qui est retrouvé sur la surface de la Terre. La plupart sont complètement brûlés dans l'atmosphère ou ne peuvent pas être trouvés après leur atterrissage.
Selon Michael Higgins, professeur au département de géologie de l'Université du Québec à Chicoutimi et membre du Comité Consultatif sur les Impacts Météoritiques de l'Agence Spatiale Canadienne, l'objet devait se situer entre 80-100 km d'altitude lors de la prise de la photo. Cela implique qu'il se trouvait alors à quelques centaines de kilomètres! Étant donné qu'il n'y a pas eu d'observation en d'autres lieux, il n'y a pas d'espoir de calculer la trajectoire et d'espérer retrouver des fragments.
Le Comité consultatif sur les météorites et les impacts (CCMI) de l'Agence spatiale canadienne est un groupe bénévole de géologues et d'astronomes s'intéressent aux météores, aux météorites et aux cratères d'impacts au Canada. Les membres du comité procèdent à l'identification des météorites probables apportés par le grand public, et effectuent des recherches sur les météores et les cratères d'impact. Le CCMI tient un centre national de compilation des données sur les météores et un réseau des correspondants régionaux, qui interroge les observateurs des météores et envoie ces données au centre. Durant une année typique, le centre reçoit les données sur 75 météores canadiens, mais il arrive qu'il y ait plus de cent observations sur un seul événement spectaculaire.
Les météorites présentent un grand intérêt scientifique, car ils nous éclairent sur la formation de planète dans le système solaire. En effet, la majorité des météorites proviennent de la ceinture d'astéroïdes. Dans cette région de l'espace, située entre Mars et Jupiter, on retrouve les débris d'une planète qui ne s'est jamais formée. De plus, certains météorites très rares proviennent de la Lune ou de Mars. Au Québec, on a jusqu'ici retrouvé que cinq météorites, dont le météorite de Saint-Robert, tombé en 1994. Il s'agit d'une bien mince récolte comparée aux 52 météorites connus au Canada. Il en reste certainement beaucoup d'autre à découvrir.
Site éducatifs sur le sujet
http://www.meteorites.bw.qc.ca/
http://www.planetarium.montreal.qc.ca/Information/Expo_Meteorites/




