Autour de moi, nombre de mes amies se revendiquent féministes, contrairement à notre chère Carla Bruni, première dame déchue, affirmant qu’ "on n’a pas besoin d’être féministe dans ma génération. Il y a des pionnières qui ont ouvert la brèche."

Je suis une femme, je pense que ce combat pour l'égalité des sexes, et non pour la domination d’un sexe sur l’autre quel qu’il soit, est important et malheureusement toujours d’actualité. Je suis donc féministe, mais dira-t-on une féministe modérée, qui ne rentrera pas dans le débat du Madame vs Mademoiselle, ou du ils au pluriel pour désigner un groupe comprenant un seul homme au milieu de femmes. Il y a, selon mon avis très personnel, bien d’autres combats à mener.

En revanche j’aimerais me pencher quelques instants sur la place de la femme, ou plutôt son omniprésence dans les organismes communautaires tant dans le domaine environnemental que social.

Je me rappelle le temps, pas si lointain, où les bancs de l‘université étaient remplis de filles dans mon cursus en environnement. Et ceci continue dans le milieu professionnel, où la gent masculine est en sous effectifs dans les organismes.

On pourrait se questionner sur le « pourquoi du comment » ? Certains diront que c’est le côté sensible de la femme qui fait qu’elle s’implique plus dans ce genre de structures. Cantonner la femme à une boite à hormones qui se soucierait plus de son prochain, me semble réducteur et surtout bien peu valorisant pour vous les hommes qui seraient alors de sacrés égoïstes. Tous les postes environnementaux sont occupés. Tous? Non, quelques postes semblent résister encore et toujours à l’envahisseur féminin.

Il semblerait qu’au niveau des postes à hautes responsabilités, la femme soit encore considérée comme le sexe faible. Est-ce dû à une société patriarcale, un manque de confiance de la femme, ou aux difficultés qu’elle peut éprouver suite à l’enchainement du cours de sa vie?

Dans la tête de certains, une femme ne peut être trop carriériste, pourquoi? Parce que, voyez-vous, elle sera à nouveau rattrapée par ses hormones et son instinct qui la poussera à devenir mère (incroyable mais vrai, sachez qu’il y a des femmes qui ne cherchent pas à procréer à tout prix). Mais la nature est ainsi faite ! Les femmes ont-elles été conditionnées au point de ne plus, ne serait ce que songer, à occuper des postes importants sous prétexte que cela s’avérera plus difficile une fois la maternité venue?

Si nous autorisions plus de liberté aux femmes qui continuent de mener vie professionnelle et vie familiale en les laissant prendre leurs congés maternité sereinement, en ne les culpabilisant pas d’arriver en retard parce que bébé a eu du mal ce matin, ou est malade, je suis persuadée que certaines femmes se permettraient à rêver et viser des postes plus hauts. À l’image de cette député européenne italienne qui a fait scandale en siégeant dans l’hémicycle avec son enfant lors des débats, devenant, malgré elle le symbole de ces femmes/mères qui travaillent et ne souhaitent pas quitter l’un ou l’autre de ces 2 chapeaux.

Selon moi, le Québec a une longueur d’avance par rapport à d’autres pays tels que la France où la femme est en soldes à -27% toute l’année comparé à ses pairs masculins au même poste. Il y a des acquis mais encore bien des mentalités à changer et des barrières à faire tomber souvent psychologiques. Alors restons vigilantes.

Dans ce document, l'emploi du féminin est volontaire et n’a pas d’autres fins que celle de ne pas alléger le texte.