Avec les températures de ces derniers jours, un sujet d'actualité: la manière dont Montréal lutte contre les îlots de chaleur!

La température à Montréal n’est pas uniforme. Selon les quartiers, elle peut dépasser de 5°C voir plus la moyenne de la ville: ce sont les îlots de chaleur. La cause? Certains secteurs de la ville sont verdis et frais et d’autres ne sont que brique, béton et asphalte…

Les surfaces minéralisées de ces quartiers agissent comme un puissant capteur: elles emmagasinent la chaleur et la relâchent toute la nuit pouvant toucher un secteur jusqu’à 300m aux alentours.

Ainsi les appartements situés dans des îlots de chaleur sont plus chauds que les autres et leurs occupants souffrent davantage de la chaleur les jours de canicule. Ceci entraine un véritable danger pour la santé notamment celle des personnes fragiles, âgées ou atteintes de troubles mentaux (lors des journées chaudes, la mortalité était de 20% supérieure à la moyenne chez les gens vivant dans les îlots de chaleur).

La Ville de Montréal promet, dans son dernier Plan de développement durable, de s’attaquer aux îlots de chaleur avec pour objectif de faire passer la canopée de 20 à 25% sur son territoire d’ici 2025 via la plantation de 100 000 arbres au cours des prochaines années.

La canopée, ensemble du feuillage d’un groupe d’arbres, est une donnée fiable pour mesurer la part d’ombre dans une rue. Plus il y a d’arbres et plus l’indice de canopée est important, plus la température est fraîche. L’idéal se situant entre 30 et 40% de canopée.

Le Plateau (18,7%), Villeray (12,2%) et Saint-Léonard (9,4%) ont tous des indices de canopée sous la moyenne montréalaise de 20%.

En guise de comparaison, Outremont, où les îlots de chaleur sont moins présents, a un indice de canopée de 34,4%.