Lancé la semaine dernière, Google Sky est une initiative de vulgarisation et d’éducation saluée avec enthousiasme par tous les amateurs d’astronomie. Mais il ne faut pas que les astronomes amateurs rêvent en couleur.

Même ceux qui, avec le modeste télescope de leur enfance ou avec leurs jumelles, essaient de localiser Jupiter ou une étoile célèbre, seraient mieux avisés d’utiliser les outils déjà sur le marché comme Redshift, Stellarium ou Starry Night. Pour une raison bien simple : ils peuvent montrer le ciel tel qu’il est au-dessus de vos têtes, à n’importe quel moment de l’année —chose que Google Sky ne fait pas. Ces outils sont également d’ores et déjà utilisés par des profs, en classe, ou dans les spectacles d’astronomie.

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Ceci dit, l’impact de Google Sky pourrait être ailleurs, commentent par exemple l’astronome britannique Francisco Diego dans Nature ou son collègue américain Phil Plait, le blogueur de Bad Astronomy . Mettre le cosmos à la portée de tous, explorer le ciel à son rythme, mettre une image sur un nom comme amas globulaire ou galaxie elliptique...

« Il y a des bizarreries, nuance Phil Plait. Lorsque je clique, par exemple, sur la nébuleuse du hibou, ça me montre une image pratiquement illisible de l’objet. La description est correcte, mais l’icône dit que c’est un amas globulaire! Oups. C’est la première image sur laquelle j’ai cliqué. Combien d’autres y en a-t-il comme ça? »

Les images proviennent, pêle-mêle, de l’Institut du télescope spatial Hubble, de l’Observatoire du Mont Palomar en Californie (pour l’hémisphère Nord), et de l’Observatoire anglo-australien (pour l’hémisphère Sud). Le résultat donne, dans certains coins du ciel, l’allure d’une courtepointe, puisque toutes les images ne sont pas à la même résolution. Mais l’effort d’intégration de ces données dans un outil facile à utiliser rend le tout unique en son genre. Même les astronomes amateurs peuvent y ajouter leurs « découvertes ».

Pour Google, c’est un outil de plus destiné aux voyageurs virtuels : la célèbre firme californienne offre déjà Google Earth (Google Sky y est intégré), qui permet de « plonger » sur une multitude de sites terrestres à partir de photos satellites (et qui aurait été l’objet de 250 millions de téléchargements, selon Google!). Dans les deux cas, il faut d’abord télécharger le logiciel gratuit Google Earth à : http://earth.google.com

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