De quoi remettre de l’huile sur le feu dans la bataille féroce qui oppose le clan pro-chasse mené par le Japon aux pays anti-chasse, à ce jour majoritaires, à la CBI… Ainsi, d’après les experts du WWF, au rythme où vont les choses, il faut s’attendre à ce que les ressources en krill - crustacé planctonique que viennent chercher les baleines jusqu’en Antarctique - diminuent. Pire encore, la situation les obligera à parcourir de plus grandes distances pour atteindre cette nourriture !
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En effet, il suffirait que la température globale de la planète grimpe de 2°C par rapport à l’époque préindustrielle - ce qui pourrait arriver d’ici une quarantaine d’années - pour que le plus grand animal que la Terre ait porté, le rorqual bleu, ou encore la légendaire baleine à bosse soient confrontés à ce problème. L’un et l’autre parcourent des milliers de kilomètres pour aller chercher chaque été en Antarctique le précieux krill. Son cycle de vie étant étroitement lié à la banquise (comme celui du petit rorqual antarctique d’ailleurs), le festin des baleines ne dure que trois à quatre mois. Juste le temps pour elles de stocker suffisamment de réserves de graisses pour le restant de l’année… Ensuite, elles repartent se reproduire vers des eaux plus chaudes.
Or, une hausse des températures de 2°C se traduirait par une réduction de la surface de la banquise de 10 à 15%, voire 30% à certains endroits. Par conséquent, les zones où prolifère le krill subiraient un décalage progressif vers le sud. Et la migration des baleines serait rallongée de 200 à 500 km ! Arrivées épuisées en Antarctique, elles auraient aussi moins de temps pour constituer leurs réserves d’énergie et moins de krill à se partager. D’où ce cri d’alerte lancé par le WWF : il devient urgent de réduire considérablement les émissions de CO2. Tous les états sont concernés. Quant à la possibilité d’une réouverture de la chasse commerciale, est-ce bien raisonnable ? Plus que jamais, les choix de la CBI doivent prendre en compte les effets du changement climatique car ils seront déterminants pour le futur des cétacés…





