Beaucoup de scientifiques et de journalistes reçoivent régulièrement de pseudo-recherches rédigées par des gens qui croient avoir résolu les mystères de l’origine de l’Univers.

Mais bien peu conservent ces textes.

L’auteure californienne Margaret Wertheim, elle, a désormais plus d’une centaine de ces théories dans sa bibliothèque, allant du simple article au livre complet.

Si on peut s’interroger sur ce qui se passe dans la tête de l’auteur de la théorie cosmologique rédigée en vers, ou de cet autre qui a choisi de l’écrire sous la forme d’un conte de fées et qui s’étonne que la science officielle n’en tienne pas compte, toute l’énergie que consacrent ces milliers de gens —ils ont même une association— nous en dit long sur leur dévotion à la physique.

Même s’ils s’y prennent de travers, écrit Margaret Wertheim, il y a là un phénomène sociologique qui gagnerait à être étudié de près.

Sa passion est devenue un livre, Physics on the Fringe: Smoke rings, circlons and alternative theories of everything .