On a découvert un nouvel espion russe : il n’a pas encore de nom, mais c’est un béluga.

Du moins, les experts semblent convaincus qu’il s’agit d’un espion. Les premières images de ce béluga, prises près des côtes du nord de la Norvège le 26 avril, ont attiré l’attention sur le harnais qui lui ceinturait le cou, et les médias norvégiens ont rapidement relayé l’hypothèse qu’il s’agirait d’un harnais destiné à faire tenir une caméra… ou une arme. Le harnais a été découpé par un plongeur et portait l’inscription « Équipement de Saint-Petersbourg ».

Ce qui est sûr, ont noté les biologistes marins, c’est que le béluga est habitué à la présence humaine. Il s’est non seulement approché sans craintes des pêcheurs qui le filmaient, mais s’est laissé toucher.

L’hypothèse de mammifères marins entraînés par la marine russe est d’autant moins invraisemblable… que la marine américaine l’a déjà fait. Dans les années 1960, il existait un programme « d’entraînement » de dauphins destinés à former une « protection » autour des navires pendant la guerre du Vietnam. Dans la même logique, selon le quotidien britannique The Guardian, le centre de recherche en biologie marine de Mourmansk, en Russie — à 200 km de là où le béluga a été observé — entraînerait des mammifères marins à « monter la garde » aux entrées de la base navale. Les historiens savent par ailleurs que la Russie a entraîné des dauphins — mais pas des baleines — à aller déposer des bombes et à détecter des navires abandonnés, un programme qui a pris fin dans les années 1990. Un reportage de la télévision russe en 2017 laissait croire qu’il avait repris, un fait qui n’a jamais été confirmé par les autorités russes.

Mises à jour 1er mai :

  • Un lecteur, Daniel Martineau, nous signale qu'en 1993, un béluga qui s'était échappé d'une base navale sur la Mer Noire, avait été signalé en Turquie.