Des chercheurs et ceux qui les financent ont donné à Facebook jusqu’au 30 septembre pour fournir les données promises par la compagnie, sans quoi ils mettront fin à un partenariat entrepris l’an dernier dans le but d’étudier les impacts des réseaux sociaux sur la démocratie.

Dernier épisode d’une longue série où Facebook se fait accuser de manquer de transparence par différents intervenants : c’est cette fois au tour du Conseil de recherches en sciences sociales des États-Unis. Dans un communiqué émis le 27 août, celui-ci y va d’un ultimatum : « si Facebook est incapable de livrer pour le 30 septembre les données spécifiées à l’origine, le consortium a recommandé de mettre fin au projet ».

La promesse en question remonte à avril 2018. Et le projet en question est une collaboration entre huit organismes philanthropiques, Facebook et Social Science One — un organisme logé à l’Université Harvard et spécialement mis en place pour gérer de tels partenariats. Il vise à rendre des données, normalement protégées, accessibles uniquement aux chercheurs autorisés, dans le but d’analyser l’impact du réseau social sur la démocratie en général et les élections en particulier. Des dizaines de propositions de recherche — par exemple, sur la façon dont se diffusent les fausses nouvelles — ont été étudiées depuis l’été 2018 et les premiers projets de recherche approuvés l’ont été en avril dernier. Tout cela tombe, et les financeurs retirent leurs billes, si Facebook ne répond pas à leurs demandes.

Interrogée par le magazine BuzzFeed, la compagnie a justifié son retard dans la « livraison des données » — voire son refus de fournir certaines des données — par un souci de protéger la vie privée de ses usagers.

 

Ajout 3 octobre: l'échéance du 30 septembre est passée, et les différents partenaires réfléchissent à ce qui pourra être sauvé du programme.