
Le reste du repas se passa de façon relativement calme. Les religieux m’assaillaient de question afin de se mettre à jour sur l’état du monde. La censure japonaise ayant filtré passablement d’information.
J’avais réussi à leur cacher mon inquiétude. En effet, les quatre Jésuites qui se trouvaient les plus près de l’explosion étaient probablement en danger. J’estimais mentalement qu’ils avaient peut-être reçu la moitié de la dose de Midori Naka. Peut-être survivraient-ils ou peut-être mourraient-ils dans quelques jours de façon particulièrement horrible. Seul le temps nous le dira. Il y avait la question de la pluie noire qui me turlupinait. Elle était tombée tout de suite après l’explosion et était probablement chargée de débris radioactifs. D’après les témoignages recueillis par les prêtres, il a plu surtout au nord et au nord-ouest du site de la détonation. Pour cette raison, par crainte de contamination, l’eau bue en ville venait de l’extérieur.
Ce texte est présentement retiré en vue d’une publication revue et amplifiée sous forme de livre.
Chapitre 9 : Une odeur de soufre
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