Le premier à avoir proposé une méthode électorale fondée par le biais des mathématiques est Raymond Lulle. Après avoir rappelé le contexte des réflexions sur les élections qui ont eu cours au fil du Moyen-Âge dans l’Eglise, Antoine Houlou-Garcia expose deux méthodes développées par Lulle : la première est tirée de son roman Blanquerna, tandis que la deuxième, qui est une simplification de la première, est exposée dans son petit traité De Arte Eleccionis, écrit en 1299 alors qu’il était professeur à l’Université de Paris.