Grâce au génie génétique, une nouvelle forme de pesticide pourrait faire son apparition pour contrôler les populations de mouches. Des scientifiques sont sur des pistes pour transmettre un gène capable de stopper la propagation de mouches invasives.

Les drosophiles, appelées communément mouches à fruits sont des espèces qui peuvent s'avérer dangereuses pour les récoltes et pour les fruits des champs, comme les framboises. Une espèce originaire du Japon, la D Suzukii se reproduit en pondant ses oeufs directement dans les framboises. La forte vitesse de reproduction de ces mouches fait qu'elles s'adaptent rapidement aux différents pesticides par sélection naturelle.

Des chercheurs de l'université de Californie ont mis au point une technique qui s'attaque à cette espèce en particulier en utilisant le forçage génétique. Altérer le gène d'une espèce est compliqué, car rien ne garantit que les descendants de l'espèce vont transmettre les gènes altérés. C'est là qu'intervient le forçage génétique, en insérant un gène dominant dans une espèce, cela assure que les descendants seront porteurs du gène. Les scientifiques, ensuite, libèrent les mouches dans la nature qui vont se reproduire avec des mouches saines.

Les scientifiques espèrent ainsi créer des mouches qui seront vulnérables à des composés chimiques précis voir à la simple chaleur. Le gène développé s'appelle Medea un acronyme pour maternal effect dominant embryonic arrest, mais aussi une référence à Médée une figure de la mythologie grecques connue pour avoir tué son propre enfant.