Je vous en avais glissé un mot à la fin de mon billet de lundi dernier : c’est demain, mardi le 22 septembre 2026 à 19h qu’aura lieu le lancement session d’automne 2026 de l’UPop Montréal à la librairie La Livrerie (1289, rue Ontario Est, Montréal). Comme d’habitude, on aura droit à une brève présentation de quelques minutes de chacun des cours par les profs qui vont les donner. Suivra ensuite un atelier de théâtre forum créé et interprété par La Collective, Théâtre de l’Opprimé avec la collaboration d’Equiterre. Le théâtre forum est un outil d’éducation populaire qui vise à créer des changements individuels et politiques en mettant en scène des problématiques sociales. Dans ce cas-ci, c’est la question de la polarisation sociale qui sera abordée, et par la suite les spectateur.ice.s seront invité.e.s à proposer des alternatives et à en discuter collectivement. Donc une soirée qui s’annonce stimulante et conviviale, tout à fait dans l’esprit de l’UPop ! Traditionnellement, on dévoile les cours lors du lancement seulement, mais le collectif de l’UPop (dont je fais partie) est devenu plus souple là-dessus depuis quelques sessions, et permet de laisser filtrer certaines informations quelques jours avant le lancement, question de vous titiller un peu. C’est dans cet esprit taquin que je vais évoquer rapidement ci-dessous certaines thématiques qui seront abordées dès le début du mois d’octobre à l’UPop ! En essayant de montrer aussi un peu qu’elles sont liées à travers la triade cerveau-corps-environnement au cœur du Cerveau à tous les niveaux, tant le site web que le livre.
Commençons par la base de la vie, de laquelle découle tout ce qui va suivre. Parce que, ô surprise, nous sommes des êtres vivants ! Ce terme, le « vivant », est de plus en plus utilisé et c’est tant mieux, puisqu’on l’oppose habituellement aux projets destructeurs des multinationales capitalistes. Mais je me suis rendu compte au fil de mes conférences que très peu de gens dans le grand public savait, au fond, ce qu’était la vie et comment fonctionnait son unité de base universelle, la cellule. C’est pourtant fondamental parce que ça aide à comprendre notre lien avec les autres espèces vivantes de nos écosystèmes (et donne par le fait même moins le goût de les saccager). Des collègues et moi-même en avions fait un premier effort de clarification en ce sens lors d’un cours de l’UPop en 2023. Inspiré par un livre formidable lu cet été, je reprendrai donc le collier pour un soir seulement dans l’esprit de ma dernière activité à l’UPop…
Je viens d’évoquer l’environnement dans lequel tout être vivant évolue. Or cet environnement peut être hostile, pensons seulement à la rigueur des hivers québécois. D’où l’importance de pouvoir se loger, d’avoir un toit où vivre sereinement. Or le marché de la spéculation capitaliste fait en sorte que cela devient de plus en plus difficile pour de plus en plus de gens, ce qu’on appelle de façon détournée « la crise du logement », comme si c’était une fatalité tombée du ciel sur laquelle on n’aurait aucun contrôle. Ce n’est évidemment pas le cas, et si vous voulez comprendre pourquoi et de quels leviers on dispose pour s’y attaquer ben… venez faire un tour à l’UPop !
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Vous pourrez aussi dans un autre cours de vous familiariser avec le point de vue des municipalités et de leurs sources de revenus, et pourquoi il y aurait de grosses réformes, notamment au niveau de la fiscalité, à y faire. Lesquelles ? Ben… venez faire un tour à l’UPop pour le savoir !
L’environnement peut aussi être politiquement et socialement hostile, ce qui tire l’être humain souvent vers la pire version de ce qu’il peut être. Les primatologues nous le rappellent constamment, avec notre immense cortex, l’humain est extrêmement influencé par le contexte dans lequel il baigne, pouvait devenir plus violent que les chimpanzés qui peuvent l’être déjà beaucoup, mais aussi plus coopératifs et altruistes que nos autres cousins très « peace and love » que sont les bonobos. Alors pour mieux comprendre comme notre environnement médiatique joue souvent le jeu de la montée en puissance des régimes autoritaires à laquelle on assiste un peu partout sur la planète ben… venez faire un tour à l’UPop !
Une autre sorte d’oppression qui sévit dans nos sociétés est un certain regard sur le genre, le genre féminin en particulier, porté par des valeurs patriarcales encore une fois transmises à grande échelle par des dispositifs médiatiques puissants, par exemple le cinéma. Je ne vous en dis pas davantage car évidemment si vous voulez en savoir plus ben… venez faire un tour à l’UPop !
Vous le voyez, nos cours naissent souvent d’une urgence d’agir dans un monde qui globalement ne va pas bien du tout. Rien n’est plus vrai quand on parle des bouleversements effrénés que subit le climat, conséquence encore une fois du productivisme capitaliste tout autant effréné. Cet été l’Europe, et en particulier la France, a vécu des canicules épouvantables. Et c’est ce qui nous attend malheureusement encore pour bien des années, et fort probablement pour des décennies. Comprendre comme le corps est affecté par la chaleur ne pourra donc certainement pas nuire pour les temps qui viennent. Donc si ça vous intéresse, vous commencez à connaître la chanson… venez faire un tour à l’UPop !
Dernier sujet mais non le moindre : ce qu’on pourrait appeler la boussole morale de l’occident, qui a malheureusement complètement perdu le nord depuis le 7 octobre 2023. Pour la première fois de l’Histoire, on a pu assister à un génocide « live », au jour le jour, à Gaza. Une part importante du peuple palestinien a été ainsi anéanti : écoles, universités, musées, hôpitaux, lieux de culte, etc., tous en ruines aujourd’hui. Mais il nous reste et restera toujours la parole pour transmettre partout la culture de ce peuple qui résistera toujours à l’occupant israélien et à ses bombes fournies par les États-Unis et le silence complice de l’Europe et du Canada. Et un endroit où l’on pourra perpétuer cette culture et cette résistance malgré tout ben… ce sera à l’UPop cet automne, vous l’avez évidemment compris.





