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Je m'excuse de mon absence au court des deux dernièeres semaines. J'avais l'intention d'écrire un billet sur les débris orbitaux, mais ce sujet a été tellement couvert dans l'actualité que je pense que je ne pourrais rien y ajouter de plus. De plus, mon travail m'a tenu très occupé ces derniers temps. Les fins d'années financières sont toujours un peu folles.

 

N'ayant pas d'autres sujets plus intéressants pour le moment, je vais donc me présenter afin que vous me connaissiez un peu mieux. Je suis un astrophysicien de formation, j'ai complété mon doctorat en astrophysique à l'Université Laval en 1998. Lors de mes études, j'ai étudié surtout les mécanismes à la base de l'évolution chimique des galaxies spirales. (Pour les curieux, voici une liste partielle de mes articles scientifiques.)  

 

Après mon doctorat, j'ai fait un stage postdoctoral au Centre de Recherche de la Défense à Valcartier  (maintenant RDDC Valcartier), où j'ai travaillé sur des problèmes de télédétection atmosphérique.  Après ce postdoc, j'ai passé un an à Barcelone, avec une bourse de conjointe des gouvernements québécois et catalan à l'Universitat Politecnica de Catalunya. J'étais supposé reprendre mes travaux sur l'évolution des galaxies avec un groupe de théoriciens, mais il y a eu des pépins avec leur modèle ce qui fait que je n'ai pas vraiment été en mesure de pousser plus loin mes recherches en ce domaine.

 

Depuis mon retour au Québec, en 2001, je travaille chez ABB Bomem. Cette entreprise est l'un des chefs de file mondiaux en spectroscopie infrarouge.  J'ai débuté dans le groupe d'algorithmique. Notre premier travail a été de développer des algorithmes d'étalonnage pour l'instrument CrIS de la mission NPOESS ainsi que pour l'instrument ACE-FTS de la mission Scisat-1.

 

Par la suite, le groupe d'algorithmique a été dissous et j'ai été intégré au groupe d'ingénierie. Le plus grand défi avec mon emploi est de décrire ce que je fais pour gagner ma vie. Mon boulot est tellement diversifié que cela ne rend pas la chose simple. Typiquement, je participe aux premières étapes de conception d'un projet ainsi que dans les phases de tests. Ainsi, lors de la conception, une de mes premières tâches est de comprendre ce que veut le client et de convertir ses besoins en requis techniques.

 

Une fois ces requis de haut niveau connus, je dois les traduire par la suite en sous-requis techniques plus détaillés. Par exemple, si on exige qu'un instrument possède une certaine résolution spatiale, cela impose un diamètre minimal du télescope d'entrée.  Régulièrement, je dois concevoir ou utiliser des modèles mathématiques afin de prévoir comment un système réagira lors qu'on l'opérera ou encore, afin d'interpréter des données de tests.

 

Un autre aspect important de mon travail est de faire de la coordination technique entre les différentes équipes d'experts qui travaillent sur un même projet. En effet, l'ingénieur mécanique, le concepteur optique et les ingénieurs électriques n'utilisent pas le même langage technique pour communiquer ou faire leurs calculs. Moi et mes collègues devons souvent jouer le rôle d'interprète. Ma formation en astrophysique m'a apporté une culture générale en science très vaste qui me permet de passer relativement facilement d'un sujet à l'autre.

 

En dehors de ses tâches, je peux être appelé à travailler sur toute sorte d'autres problèmes, ce qui est le prix de la flexibilité : assurance qualité sur de la documentation, support aux ventes, etc. Les projets sur lesquels j'ai travaillé de près ou de loin sont variés : des instruments pour des missions spatiales (ACE-FTS, CrIS, etc) ou encore des produits commerciaux comme le ClippIR+.

 

Hors de mon travail, je m'intéresse à plusieurs sujets, dont l'astrobiologie et la recherche d'intelligence extra-terrestres. Ainsi, en 1999 et 2003, j'ai participé à la conception de messages destinés à d'éventuelles civilisations extra-terrestres. Ces messages ont lancés en direction d'étoiles proches depuis le radio télescope d'Evpatoria en Ukraine. Je suis aussi membre de la Commission de Bioastronomie de l'Union Astronomique Internationale et du Comité Permanent sur la Recherche d'Intelligence Extra-Terrestre de l'Académie Internationale d'Astronautique.

  

Depuis que je suis revenu d'un stage à Hawaii en 1993, je me suis impliqué dans le dossier de la lutte à la pollution lumineuse au Québec. Particulièrement dans le dossier de la création d'une réserve de ciel étoilé au Mont Mégantic. Ce projet est en bonne voie d'être réalisé. J'en parlerai plus en détail dans un autre billet.  Je suis aussi membre du groupe de travail sur la pollution lumineuse de l'Union Astronomique internationale.

 

Je m'intéresse aussi aux questions liées à l'énergie et à la réforme du mode de scrutin. J'ai d'ailleurs présenté deux mémoires à titre personnel en commission parlementaire sur ces sujets. L'intérêt que je porte à ces sujets provient de mes travaux sur la recherche d'intelligence extra-terrestres. En effet, une civilisation extraterrestre fera vraisemblablement face à une restriction de son accès à l'énergie. De même pour partager des ressources de façon équitable et efficace, la démocratie est un choix logique, ce qui en fait probablement un sujet de discussion intéressant.

 

Même si je ne suis plus très actif en astronomie professionnelle, je suis membre adjoint du Centre de Recherche d'Observatoire du Mont Mégantic. Je suis aussi membre des clubs d'astronomie de la Société Royale d'Astronomie du Canada, section Québec et du club d'astronomie Véga de Cap Rouge.

 

À la prochaine,

 

P.S. :Cette fois, j'aurai un vrai sujet!

 

 

 

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