Dans le communiqué de presse émis par l’Université Laval, on apprend que la même conclusion s’applique aux lacs du sud du Québec : « Même si on cesse de polluer et qu’on plante des arbres sur les berges d’un lac, il faut de nombreuses années avant que les conditions redeviennent ce qu’elles étaient. Le recours à des procédés technologiques, comme le scellage des sédiments, peut accélérer les choses, mais ce n’est pas applicable à tous les plans d’eau. Croire que l’on peut retourner rapidement un lac à son état naturel est utopique et dénote une méconnaissance de l’écologie aquatique », conclut Reinhard Pienitz.
Éliminer les sources de pollution ne suffit pas à rendre à un lac son état originel. Plus de 20 ans après la quasi-fermeture de la ville de Schefferville, la pollution du lac Dauriat, situé en son centre, est encore criante. Le taux de matières organiques et les concentrations d’une vingtaine de métaux y demeurent plus élevés qu’avant la période d’exploitation minière. Et des dizaines d’années seront encore nécessaires avant qu’il ne retrouve son état original. C’est ce que nous apprennent les travaux d’une équipe de chercheurs dirigée par Reinhard Pienitz, du Centre d’études nordiques de l’Université Laval, publiés dans le Journal of Paleolimnology.
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