OGM. Pour certains, il s’agit plutôt de OMG pour Oh my God. Ce petit jeu de mots est représentatif de ceux qui n’ont que survolés le sujet. Les organismes génétiquement modifiés évoquent le côté Frankenstein des mutations provoquées par l’homme sur son environnement. Pourtant, ces transformations apportent de multiples bénéfices dans plusieurs domaines. Ces améliorations se reflètent dans le domaine de la santé et dans l’alimentation, pour n’en nommer que deux exemples. L’idée qu’il y ait des manipulations sur nos aliments inquiète. Cependant, ces petits changements amènent plusieurs avantages très intéressants. Des légumes mutants ? mais non !
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Voilà ici un domaine qui profite grandement des améliorations génétiques. Tout comme voulut l’expliquer Darwin, ce sont les organismes vivants les plus forts qui survivent et assurent la continuité de l’espèce. Les modifications génétiques sont en quelque sorte le petit coup de pouce que l’homme peut donner pour que certains aliments «subsistent» et soient « meilleurs ». Notre style de vie est légèrement coupable de ces transformations. Aujourd’hui, nos fruits et légumes traversent les océans et les continents. De plus, nous voulons que ces aliments soient plus beaux, plus nutritifs, frais plus longtemps, plus gros et bien sûr, meilleur marché. C’est certain, les fraises géantes à l’épicerie ont tout à envier aux beaux fruits que l’on cueille dans les champs. Par contre, certains y trouvent leur compte. Les OGM n’ont pas que des qualités, mais ils ont beaucoup de critères positifs.
Le super manioc à venir
Le manioc constitue 60 % de la consommation caloriques quotidienne chez près de 200 millions de personne en Afrique. Au total, cet aliment est le principal met de plus de 500 millions d’individus dans le monde. Par contre, ce légume subit des attaques féroces de son environnement qui l’affaiblissent et réduisent le rendement de chaque bouture.
Prit d’assaut par le virus africain de la mosaïque et la bactériose, plusieurs manœuvres ont été entreprises pour tenter d’éliminer les fléaux qui contaminent le manioc. Malgré les diverses techniques employées pour maitriser la mouche blanche, qui est le principal vecteur de la contamination, les succès sont toujours plutôt limités.
Des chercheurs de l’IRD (Institut français de recherche scientifique pour le développement) travaillent actuellement sur des améliorations du manioc, afin de le rendre plus résistant aux maladies. Les scientifiques cherchent donc à transférer les gènes qui permettront au manioc d’avoir à la fin, une plus grande résistance aux virus, bactéries ou insectes et une amélioration de la qualité de l’amidon (un composé nutritif essentiel).
On peut donc aisément voir ici comment la recherche sur les OGM peut apporter d’importants bénéfices sur un aliment aussi important dans une large partie de la population.
Agna-Claudine Mercier-Angulo
Ce billet a été écrit dans le cadre d'un travail d'équipe pour le cours RED2301 - Problèmes de vulgarisation, donné par Pascal Lapointe, à l'Université de Montréal à la session d'hiver 2011.





