Aimeriez-vous savoir si vous allez bientôt mourir? Alors que bien des personnes répondraient par la négative, des chercheurs estoniens ont réalisé qu’ils pouvaient prédire quelles sont les personnes en santé les plus à risque de mourir dans les cinq ans suivants par l’étude de quatre biomarqueurs du corps.

Lors de leur étude, ils ont analysé les échantillons sanguins de 9842 personnes âgées de 18 à 103 ans en identifiant 106 de ces molécules du corps problématiques à l’aide de la technique de résonance magnétique nucléaire (RMN). Ils ont découvert que le niveau problématique de 4 d’entre eux indique un grand niveau de fragilité en colligeant les décès précoces.

Ce «test de mort» rassemble l’albumine (une protéine du foie), l’orosomucoïde (marqueur de la réaction inflammatoire), les lipoprotéines de basse intensité (marqueur du cholestérol) et l’acide citrique. Lorsque les marqueurs passent dans le rouge, un risque 19 fois plus élevé de passer l’arme à gauche est annoncé.

Sceptiques sur le résultat, les chercheurs ont demandé à des collègues finlandais de reproduire l’expérience auprès d’une cohorte de 7503 participants. Avec stupéfaction, l’équipe finlandaise a corroboré ce mortel résultat. Une question éthique demeure: qui voudrait savoir qu’il risque de mourir prochainement alors qu’il ne sera pas possible de l’empêcher?