La nouvelle mouture de la série documentaire Cosmos, diffusée cette année sur Fox, a été un beau succès de cotes d’écoute, en plus d’être encensée par les critiques. Mais ses qualités ne suffiront pas à convaincre créationnistes et autres climatosceptiques.

«Rendre la science plus cool» ne suffit pas, écrit le journaliste américain Chris Mooney dans le New Scientist. Mooney, qui fut le premier journaliste à écrire, il y a une dizaine d’années, sur la «guerre à la science» engagée par certains politiciens, qualifie d’irréalistes les attentes de ceux qui voient dans Cosmos —avec tous les moyens engagés et la présence de vedettes— un outil pour combattre la «politisation» de la science. «Tous les faits suggèrent que vous pouvez avoir une culture populaire empreinte de science, mais en même temps enracinée dans le déni. L’un n’empêche pas l’autre, parce que les deux opèrent à des niveaux différents.»