Plus de 10 000 universitaires ont à présent signé la lettre d’appui aux jeunes qui, dans la foulée de la Suédoise Greta Thunberg, 16 ans, font la grève ou marchent pour le climat.

Leur lettre a d’abord bénéficié d’un appui de poids, en étant publiée dans la revue Science le 12 avril, sous le titre « Les préoccupations des jeunes manifestants sont justifiées » :

Nous percevons comme étant notre responsabilité sociale, éthique et académique de déclarer en termes clairs : ce n’est que si l’humanité agit rapidement et résolument que nous pourrons limiter le réchauffement climatique, interrompre l’extinction de masse des espèces animales et végétales et préserver les bases naturelles pour l’approvisionnement en nourriture et le bien-être des futures générations. C’est ce que ces jeunes gens veulent accomplir. Ils méritent notre respect et notre plein soutien.

Les 22 signataires initiaux étaient des spécialistes en sciences de la terre, de l’atmosphère et en climatologie de 10 pays, comme les Américains Katharine Hayhoe et Michael Mann, le Britannique Kevin Anderson ou l’Allemand Stefan Rahmstorf. Dans leur lettre, ils font référence aux grèves scolaires entreprises les vendredis par plusieurs dans la foulée de Greta Thunberg, depuis l’automne dernier, mais pivotent rapidement vers la science : « Leurs préoccupations sont justifiées et appuyées sur la meilleure science disponible. Les mesures actuelles pour protéger le climat et la biosphère sont profondément inadéquates. »

Une initiative similaire a été lancée la semaine dernière par l’organisme militant canadien Evidence for Democracy, qui invite un millier de scientifiques canadiens à signifier eux aussi leur appui.