Une étoile de notre galaxie serait étrangère à notre galaxie. Sa composition chimique pourrait même trahir ses origines.

Selon une équipe internationale d’astronomes, l’étoile J1124+4535 est composée de trop peu de magnésium par rapport à ce qui a été observé un peu partout dans notre galaxie, la Voie lactée, et de trop d’europium, d’or et d’uranium. Par contre, une telle composition n’est pas inédite : de telles étoiles ont été observées dans les galaxies naines qui tournent autour de la Voie lactée.

« Les étoiles préservent les informations chimiques de leur lieu de naissance », explique le chercheur principal, Zhao Gang, de l’Académie chinoise des sciences.

Cela confirme une idée répandue chez les astronomes, à l’effet que des collisions ont eu lieu dans le passé entre ces petites galaxies et la nôtre, ou à tout le moins des interactions — quand elles s’approchent trop l’une de l’autre et « échangent » des étoiles. Cela suppose aussi que d’autres « étrangères » comme J1124+4535 seront tôt ou tard découvertes.

Les résultats, parus le 29 avril dans Nature Astronomy, ont été obtenus grâce aux télescopes LAMOST (Large Sky Area Multi-Object Fiber Spectroscopic), situé en Chine, et Subaru, télescope japonais situé à Hawaï. LAMOST a observé jusqu’ici les spectres de huit millions d’étoiles, une opération qui permet d’en « lire », entre autres, leur composition chimique.