Certaines régions du monde se réchauffent plus vite que d’autres, mais certaines se réchauffent aussi plus vite qu’avant les années 1980. Peut-on traduire tout cela sur une carte géographique?
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C’est le travail auquel se sont attelés des chercheurs en statistiques et en sciences de l’environnement des États-Unis et du Royaume-Uni. Dans un article publié le 22 septembre dans la revue Nature Communications, ils résument une analyse de cinq bases de données sur l’évolution des températures régionales à travers le monde, de 1970 à 2024. Reporté sur une carte, il en ressort des régions, représentant de 4 à 10% de l’ensemble des régions de la carte, où se dégage un consensus: quelle que soit la base de données, il y a une accélération « détectable » du rythme de réchauffement depuis un demi-siècle.
Par exemple, la Floride et le sud du Mexique, l’est de la Chine et la Nouvelle-Zélande, ou l’est de la Méditerranée. On peut aussi observer que cette accélération a commencé plus tôt dans certaines régions, comme la Méditerranée. L’étude est accompagnée d’un « tableau de bord » où il est possible de vérifier l’état des lieux dans sa propre région.
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La recherche ne permet toutefois pas de répondre à une question plus fondamentale: pourquoi certaines régions se réchauffent-elles plus vite que d’autres. Il est même possible que, parmi les facteurs en cause, on en trouve un qui soit contre-intuitif: les efforts des dernières décennies pour réduire la pollution, en retirant de l’atmosphère du dioxyde de soufre produit principalement par les centrales au charbon, auraient pu légèrement contribuer au réchauffement. La raison étant que le dioxyde de soufre bloquait une partie des rayons du soleil.
Cela pourrait expliquer pourquoi l’est de la Chine se retrouve dans la liste des régions où il y a une accélération « détectable » du réchauffement, mais cela n’expliquerait pas l’est de la Méditerranée ou la Nouvelle-Zélande.
Ce type de recherche, soulignent les chercheurs, pourrait par contre permettre de voir venir les régions où cette accélération commence à être détectable. Autrement dit, à mesure que les données vont continuer de s'accumuler, cela pourrait devenir un signal d’alarme pour les autorités des pays ou des villes, qui auraient alors à décider de mesures d’adaptation aux difficultés qui pointent devant elles.





