C’est un sujet qui nous concerne tous : la perte mondiale de biodiversité. La disparition annoncée de milliers d’espèces animales et végétales, tout autour de notre planète. Comment y faire face ? C’est le sujet de la première émission de la 12e saison de notre émission Je vote pour la science !

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Depuis 1900, nous avons perdu 40 % des espèces d’amphibiens, le tiers des récifs coralliens et de très nombreux insectes. Un tiers des mammifères marins seraient menacés d’extinction. Un quart des espèces à travers le monde seraient menacées, selon un récent rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services éco-systémiques (IPBES). Cette évaluation mondiale de la biodiversité a été élaborée par plus de 150 experts de 50 pays au cours des trois dernières années.

Le document évalue la relation entre le développement économique et son impact depuis 50 ans sur la nature. Il s’intéresse aussi aux répercussions de ces changements sur les communautés locales et les peuples autochtones. Car ceux-ci sont les premiers à constater que les animaux et les plantes disparaissent de leur quotidien.

Une autre inquiétude : ce taux d’extinction s’accélère. Y compris près de nous. Nos petits-enfants verront-ils encore des caribous forestiers dans leur habitat naturel ?

Isabelle Burgun parle du rapport de l’IPBES et de l’avenir avec :

 

  • Le taux rapide d’extinction des plantes — un récent article scientifique disait qu’elles seraient presque quatre fois plus nombreuses que les vertébrés à disparaître — entraîne un phénomène de « co-extinction », puisque plantes et insectes sont souvent liés.
  • Les experts ont identifié cinq facteurs directement responsables de la perte de biodiversité : les changements d’usage des terres et de la mer; l'exploitation directe de certains organismes; les changements climatiques; la pollution; les espèces exotiques envahissantes.
  • Si nous nous mettons en mode solution: est-ce encore possible ? Les élections sont-elles une opportunité à saisir ? Quels sont les gestes à poser les plus importants, les plus urgents : est-ce la lutte à la croissance économique ? Au concept de « développement durable » ? Peut-on pousser, par la science, les plantes à s’adapter à un monde modifié ? Que pouvons-nous faire, chacun de nous, à notre échelle ? Et sinon, que faut-il comme changements fondamentaux, là où les gestes individuels ne suffisent pas ?

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h et le samedi à 11 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission : Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter sur CIBO-FM (Senneterre), CFOU (Trois-Rivières), CIAX (Windsor), CHOW (Amos) et Radio-Fermont.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, avait également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom : rendez-vous ici. Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook.