Division du vote au Québec

Cela fait 20 ans que je m’intéresse à la question des modes de scrutin. Et malheureusement, depuis tout ce temps, il semble que la compréhension du problème par la classe politique ne soit pas améliorée alors que les limites du système actuel sont de plus en plus évidentes. En effet, depuis 1980 l’électorat se fragmente de plus en plus. Cela rend non seulement l’Assemblée nationale moins représentative, mais aussi crée un problème au niveau local où le candidat élu a de plus en plus de chance de ne pas être le plus populaire, mais plutôt le produit de la loterie de la division du vote.

Bien que louable, la réforme proposée non seulement ne représente pas une solution aux problèmes du système actuel, mais risque même d’empirer certains de ses défauts. En effet, comme plusieurs l’ont noté, les seuils électoraux sont très élevés, trop même. Ceci est une conséquence directe de l’insuffisance de postes en jeu dans plusieurs régions pour prétendre à un semblant de proportionnalité. De plus, étant donné la variabilité du seuil électoral, il n’est même pas clair que cette proposition résisterait à une contestation judiciaire.