C’est un mélange de vieille physique, et de récente astronomie. Il y a longtemps que des calculs compliqués permettent de dire quelle puissance serait théoriquement nécessaire pour infléchir la course d’un caillou cosmique. Des films de science-fiction ont même été faits là-dessus. Mais ce n’est pas tout de savoir quelle puissance il faut employer, encore faut-il viser le bon endroit, pour éviter que l’objet ne se fragmente en milliers de météores tout aussi dangereux. Or, une analyse des fragments du météore de Tcheliabinsk, qui a explosé au-dessus d’une ville de Russie en 2013, apporte des éléments de réponse. Des trois matériaux qui le composent, le plus pâle, qui est en même temps le plus « doux », serait à privilégier : il absorberait le choc d’un missile mais sans briser le reste de la structure. Il faudrait donc s’assurer d’étudier la composition de l’objet avant de lui tirer dessus. Ce qui est plus facile à dire qu’à faire, considérant que le météore de Tcheliabinsk nous était tombé dessus sans être détecté à l’avance...
Pour détourner un astéroïde qui menace d’entrer en collision avec la Terre, visez son point brillant.
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