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Suite à belle soirée du 12e club de lecture de mon livre mercredi dernier, j’ai mis comme je le fais toujours ma présentation Power Point en pdf sur le site de l’UPop sous le descriptif de cette séance ou directement en cliquant ici. Comme souvent aussi, j’avais travaillé jusqu’à la dernière minute cette présentation, ce qui fait qu’elle est un peu différente de ce que j’avais annoncé dans ce blogue deux jours avant. Il ne reste donc plus qu’un seul de ces clubs de lecture, le mercredi 27 mai prochain, encore une fois au bar les Sans-Taverne. Cette rencontre va donc correspondre à l’épilogue de mon bouquin et va, comme dans celui-ci, nous permettre de « boucler la boucle » en questionnant, au terme de ce long voyage, de « petits » sujets comme ceux du « soi » ou du libre arbitre… Je me remets donc à la relecture de cet épilogue pour en faire ressortir les concepts essentiels pour ce dernier club de lecture. Mais avant, je voudrais juste profiter de ce blogue pour vous en faire connaître un autre et les circonstances assez sympas qui m’ont donc fait découvrir « La hutte des classes » !

Ce titre clin d’œil aux luttes des classes ne pouvait être que l’œuvre d’un marxiste, en l’occurrence ici d’un anthropologue marxiste, Christophe Darmangeat. auteur de « Le communisme primitif n’est plus ce qu’il était. Aux origines de l’oppression des femmes » (2025)  et de « Casus belli. La guerre avant l’État » (2025). L’être humain étant friand de récits et de mythes, comme l’explique fort bien Darmangeat d’ailleurs, voici donc l’anecdote de notre rencontre d’hier soir. Elle s’est déroulée à l’Atomic café sur la rue Ontario, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, pas vraiment l’endroit où l’on s’attend à trouver ce chercheur français de passage au Québec qui était à Radio-Canada le vendredi précédent, et qui sera demain mardi après-midi pour la deuxième fois en deux semaines à la Grande Bibliothèque pour une conférence sur l’évolution des sociétés humaines de la préhistoire.

J’arrive donc dans ce café un dimanche soir alors qu’il fait exceptionnellement beau à l’extérieur et que les Canadiens jouent leur 4e match des séries à Montréal. Dans l’ambiance par conséquent plutôt intime de cette soirée, je découvre un orateur passionnant et passionné qui nous parle des guerres chez les chasseurs-cueilleurs australien, de l’origine de la division sexuée du travail, du sport professionnel comme autant de pratique guerrières ritualisées, etc. Et quand je lui mentionne cette étude de primatologie publiée il y quelques semaines dans la revue Science sur une « guerre civile » au sein du plus grand groupe de chimpanzés au monde, il est évidemment au courant et explique que c’est le genre de données qui viennent appuyer sa conception des origines de la guerre comme quelque chose de très ancien évolutivement parlant, contrairement à une autre école de pensée qui croit que les conflits guerriers ne seraient apparus que chez l’humain.

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Cette considération de sa part pour les comparaisons inter-espèces pour nous éclairer sur la « nature humaine », et plus spécialement sur les structures sociales humaines profondes qui nous sont propres parmi toutes les autres espèces animales sociales, m’a fait tout de suite penser à un autre auteur que j’ai lu beaucoup depuis la sortie de mon livre et dont j’avais justement parlé mercredi dernier à mon club de lecture, le sociologue Bernard Lahire. Je vous en avais glissé un mot aussi il y a un peu plus d’un an dans un billet sur le décès du primatologue Fans de Waal. Quelle ne fut pas alors ma surprise, quand je lui ai signalé que je voyais des ressemblances avec le travail de Lahire et le sien, d’apprendre que non seulement il le connaissait très bien, mais que c’était Christophe qui avait suggéré à Bernard de reprendre le contenu de son « magnum opus » de près de 1000 pages, « Les structures fondamentales des sociétés humaines » (2023) en un plus petit livre d’entretiens plus accessible d’environ 200 pages, « Vers une science sociale du vivant » (2025) ! Livre que je suis actuellement en train de lire avec grand plaisir…

Comme quoi, comme je l’écrivais ici pas plus tard qu’en mars dernier, « toute est dans toute » !

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