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C'est maintenant officiel : El Niño est bel et bien de retour. Et la probabilité qu'il s'agisse d'un « super El Niño » a augmenté. Qu'est-ce qui différencie un « régulier » d'un « super »?

En termes purement statistiques, ce phénomène météorologique devient « très fort » (le véritable terme scientifique, de préférence à « super ») lorsque la température des eaux de surface du Pacifique dépasse les 2 degrés Celsius au-dessus de la normale. L'Agence américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA) estime désormais à 63% le risque que ce seuil soit atteint entre novembre et janvier prochain, dans un communiqué émis le 11 juin, contre 37% lors de l'estimation du mois précédent. 

Mais concrètement, un « très fort » se traduirait par quelles conséquences? 

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Canicules : Tout d'abord, une augmentation des températures moyennes, donc davantage de vagues de chaleur, de canicules et de tous les problèmes de santé qui viennent avec. Il faut se rappeler que, même sans El Niño, la planète a déjà gagné 1 degré et demi en un siècle. Auquel ce réchauffement induit par le El Niño 2026-2027 ajoutera donc quelques dixièmes de degré. « Cela veut dire que les températures actuelles, dans les régions affectées, pourraient être sans précédent », déclare à la BBC Adam Scaife, chef du bureau des prévisions du Bureau météorologique britannique. 

En Amérique du Nord : El Niño tend à être à son plus fort pendant les mois d'hiver de l'hémisphère nord. En général, le courant-jet (jet-stream) qui survole le nord du Pacifique tend alors à passer un peu plus au sud, amenant davantage de tempêtes et de précipitations dans la partie sud des États-Unis et davantage de conditions sèches (ainsi qu'un hiver plus chaud) dans la partie nord et dans l'Ouest canadien.  

Source: NOAA

 

Pluies et sécheresses : ailleurs, davantage de pluies et donc, d'inondations, sont couramment associées à un fort El Niño au Pérou, et parfois jusque dans l'Est de l'Afrique et en Asie centrale. Tandis que les risques de sécheresses et de feux sont plus élevés en Australie, en Indonésie et dans le nord de l'Amérique du Sud.  

Ouragans : paradoxalement, El Niño tend à atténuer les tempêtes tropicales de l'Atlantique, incluant les ouragans, mais à les favoriser dans le Pacifique. La NOAA prévoyait, dans son plus récent bulletin des ouragans, le 21 mai, une probabilité de 55% que la saison 2026 soit « sous la normale ». 

Sur les côtes nord-américaines, autant du côté du Pacifique que de l'Atlantique, il faut s'attendre à des dégâts, à cause des tempêtes d'un côté et des précipitations accrues de l'autre.

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