Jusqu’à tout récemment, les ovaires d’une femme ménopausée étaient considérés comme étant inactifs. Cependant, une nouvelle étude menée sur des souris indique plutôt que ces organes changeraient de fonction pour influencer le processus inflammatoire.
Tout a commencé lorsque des chercheurs américains qui s’intéressaient à la ménopause ont étudié la composition en protéine des ovaires chez des femmes âgées de 50 à 75 ans. Ils ont été surpris de constater que cette composition changeait dramatiquement pendant la ménopause, peut-on lire dans un article du magazine New Scientist publié récemment.
Pour mieux comprendre les raisons derrière ce changement, ils ont ensuite analysé les ovaires chez des souris âgées. Ils ont ainsi observé que l’activité des gènes servant à la production d’hormones, comme l’œstrogène, diminuait significativement, alors que les gènes associés au système immunitaire et à l’inflammation devenaient plus actifs. De plus, le nombre de cellules du système immunitaire présentes dans les ovaires était plus élevé. Ces résultats ont été publiés dans le journal Molecular Human Reproduction en juin dernier.
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En entrevue pour le magazine New Scientist, la scientifique Francesca Duncan qui a piloté cette étude expliquait que ce changement d’activité pourrait être un avantage pour les femmes étant donné que cela permettrait de mettre en place un réservoir de cellules immunitaires. D’un autre côté, l’effet inflammatoire observé dans les ovaires pourrait influencer le corps en entier, ce qui pourrait mener à des maladies auto-immunes comme l’arthrite rhumatoïde.
Bien sûr, ces résultats ont été obtenus chez la souris et ne sont pas nécessairement applicables aux femmes ménopausées. Plusieurs différences existent en effet entre les deux espèces. Par exemple, la souris n’a pas de menstruations et ne vit donc pas de ménopause à proprement dit.
Cependant, le fonctionnement de son système reproducteur est plutôt similaire à celui d’une femme humaine, soulignent les chercheurs impliqués dans cette étude. Notamment, leur réserve d’ovaires en vient, elle aussi, à s’épuiser et leur cycle reproductif devient alors irrégulier. Les souris constituent donc un bon modèle pour étudier le rôle des ovaires après la ménopause.





