C’est la rentrée. Au primaire, les plus petits fréquentent généralement leur école de quartier, mais au Québec, au secondaire, un jeune sur cinq ira au privé, un sur quatre dans un programme sélectif du secteur public, et un sur deux au public régulier. C’est de là que vient l’expression « école à trois vitesses ». C’est le sujet de notre émission cette semaine.
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Le Conseil supérieur de l’éducation soutenait, il y a déjà 10 ans, qu'il existait une telle école à trois vitesses au Québec et qu’il s’agissait du système le plus inégalitaire du Canada.
Ces parcours scolaires différenciés sont même liés à des indicateurs de mauvaise santé, selon un récent rapport de la direction de la santé publique de Montréal. Les élèves sont plus actifs au privé (39% contre 30%), consomment moins de malbouffe (5% contre 13%) et d’écrans.
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Faut-il en finir avec l’école à trois vitesses? Et si oui, quelle école voulons-nous pour demain? Isabelle Burgun en parle avec :
- Isabelle Plante professeure titulaire au Département de didactique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les différences de genre en éducation
- Christophe Allaire Sévigny, professeur en sociologie au Cégep de Sherbrooke et créateur du balado Distances sociales : carnet d’un sociologue ambulant. Il est aussi l’auteur de Séparés mais égaux : enquête sur la ségrégation scolaire au Québec (Lux Éditeur, 2025)
- Stéphane Vigneault, coordonnateur du mouvement de parents d’élèves l’École ensemble et un de ses cofondateurs
Classes trop remplies, pénurie d’enseignants, problèmes de ventilation et de chauffage… Les écoles du public sont les mal-aimées du système éducatif québécois, du moins quand on les compare à celles qui bénéficient de programmes particuliers, et par rapport au privé. Les élèves du secteur public « régulier » accéderont aussi en moins grand nombre au cégep et à l’université.
Qu’est-ce qui permet à certains de dire que ce système à trois vitesses n’existe pas? Est-il moins répandu en région ?
Qu’est-ce que cette expérience vécue des élèves révèle des inégalités sociales ? L’école n’est-elle pas censé être un levier pour réduire les inégalités? Qu’en est-il en Ontario?
D’où vient le terme « ségrégation scolaire » ? Quelles en sont les conséquences connues (et moins connues) ?
Repenser l’école pour faire entrer plus de diversité et de mixité, et offrir des programmes aimés de tous sans sélection ni coûts: c’est le plan du mouvement de parents d’élèves l’École ensemble. A-t-on, dans le passé, trop cherché à blâmer les parents? Trop parlé d'abolir l’école privée?
Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h sur les cinq stations régionales de Radio VM. Elle est animée par Isabelle Burgun. Recherche pour cette émission: Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter sur sept radios communautaires ou étudiantes du Québec et de l'Ontario.
Vous trouverez toutes les émissions précédentes ici.




