La recommandation ne tombe pas de nulle part : plus tôt cette année, en juin, ladministration américaine des aliments et drogues (FDA) a approuvé la vente aux États-Unis du vaccin en question, le Gardasil. Des essais cliniques ont démontré un taux defficacité étonnant, frôlant les 100%, contre certaines souches dun papillomavirus humain qui fait grimper en flèche le risque de développer un cancer du col de lutérus.
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Or, ce cancer ne frappe pas tout à fait au hasard. Il est estimé que 50% des femmes américaines de 18 à 22 ans sexuellement actives sont infectées par une forme ou lautre du virus. Un virus pas toujours virulent : notre système immunitaire peut en combattre sans problèmes les formes les agressives. Cest contre les formes les plus agressives que se serait révélé efficace le Gardasil, doù lapprobation des autorités américaines, approbation qui vient après celle des autorités australiennes et mexicaines. Lautorisation est à létude du côté de lUnion européenne, rapporte le New Scientist .
Mais le lien entre ce vaccin et les femmes " sexuellement actives " na pas échappé aux groupes ultra-conservateurs, dont certains ont déjà protesté. " Nous sommes très déçus de cette nouvelle ", résume une " analyste de la santé sexuelle " au groupe Focus on the Family, un organisme chrétien à but non lucratif basé au Colorado, qui craint que la distribution de ce vaccin ne pousse davantage les jeunes femmes vers " le sexe avant le mariage ".
Déjà, il est possible de se procurer le vaccin aux États-Unis, au coût de 120$ pour chacune des trois doses requises, mais la recommandation du comité aviseur du Centre de contrôle des maladies dAtlanta, pourrait avoir pour conséquence de lajouter à la liste des médicaments couverts par les assurances. Le CDC doit prendre à ce sujet une décision finale, peut-être avant la fin de juillet. Si, à la suite de cette décision finale, des groupes influents comme lAssociation américaine des pédiatres ne s'opposent pas, le programme de vaccination deviendrait pratique courante.




