Après un an de rencontres mensuelles, je peux dire que le “club de lecture” de mon livre, Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale, aura été une expérience enrichissante à… tous les niveaux ! Tant pour les échanges avec les gens qui y assistent que pour l’occasion qu’il me donne de continuer mes lectures sur les sujets de chaque rencontre et d’en offrir une synthèse encore un peu plus à jour que dans le livre. Ce fut particulièrement le cas de la 11e rencontre de mardi passé sur les grandes théories contemporaines sur la conscience, présentation qui se trouve maintenant en pdf sur la page du club sur le site web de l’UPop Montréal. Comme toujours, l’enregistrement audio de la conférence sera aussi éventuellement disponible d’ici quelques semaines / mois sur le même site web de l’UPop. Je commence donc aujourd’hui à structurer notre prochaine rencontre qui aura lieu le mercredi 22 avril prochain, à 19h, au bar les Sans-Taverne au Bâtiment 7 (1900 rue le Ber, Montréal). Et en commençant à relire le contenu de cette rencontre peut-être la plus « consistante » du livre, je me rends compte qu’il me faudra encore faire des choix pour ne pas que ça parte dans toutes les directions. Pour aujourd’hui, je tombe sur deux notes qui rejoignent les « conseils santé » qui concluent la rencontre. Des conseils en lien avec une santé pas seulement individuelle mais aussi planétaire, et c’est donc de ça que j’aimerais vous parler rapidement aujourd’hui.
Intervenant dans un panel vendredi matin au colloque de l’Alliance des professeurs de Montréal, mon attention a été attiré dans sa programmation sur une conférence en après-midi donnée par la Dr. Claudel Pétrin-Desrosiers, auteur du livre Santé planétaire. Prescriptions médicales pour un environnement sain (Écosociété, 2025). On s’était croisé à quelques salons du livre l’an passé, et j’ai donc été l’écouter résumer son bouquin (comme elle l’avait fait dans ce podcast). Comme elle l’a démontré dans sa convaincante présentation inspirée de son livre, il faut remettre au-devant de la scène tous les déterminants environnementaux de la santé qui pèsent souvent le plus lourd dans la santé de la population. Et devinez quoi ? La dégradation de l’eau et de l’air, le réchauffement climatique et la perte de la biodiversité aux effets sournois sur la santé sont tous reliés à notre mode de production capitaliste, poussé par la croissance économique qui permet à une minorité de s’enrichir au détriment de tous les autres. Exactement la conclusion à laquelle j’en arrive aussi à la fin de la 12e rencontre dans mon propre livre…
Mais il y a des antidotes qui existent déjà pendant qu’on cherche à construire un monde post-capitaliste qui réduirait à la racine tous ces problèmes. Comme le contact avec la nature sur lequel Claudel Pétrin-Desrosiers a beaucoup insisté en terme de réduction de stress, de renforcement du système immunitaire, etc. Et quand on va dans la nature, en plus, on le fait souvent en marchant, courant, pagayant, etc., et l’on sait que l’exercice physique est LE facteur bénéfique par excellence pour le corps et le cerveau. On parlerait même de panacée et le mot ne serait pas trop fort, comme je l’écris dans mon livre, sources fiables à l’appui. Et je vous laisse sur cet article de revue de littérature de 2023 que j’avais archivé dans mes dossiers et qui explore les mécanismes moléculaires possibles de cet effet bénéfique de l’exercice physique qui passe beaucoup par la sécrétions de « facteurs de croissance » dans le cerveau.
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Une traduction simplifiée du résumé de cet article intitulé « Molecular mechanisms underlying physical exercise-induced brain BDNF overproduction » se lirait à peu près comme suit :
De plus en plus de données indiquent que l’exercice physique est la stratégie non pharmacologique la plus efficace pour améliorer la santé cérébrale. Il prévient le déclin cognitif lié à l’âge et diminue le risque de développer des maladies neurodégénératives et des troubles psychiatriques. Ces effets positifs peuvent être attribués à une augmentation de la neurogenèse et des processus de neuroplasticité, favorisant ainsi l’apprentissage et la mémoire.
Au niveau moléculaire, il existe un consensus solide quant au rôle crucial du facteur neurotrophique dérivé du cerveau (BDNF) dans les effets bénéfiques de l’exercice physique sur le cerveau. […] Cette revue vise à fournir une vue d’ensemble cohérente des trois principaux mécanismes induisant la production de BDNF cérébral par l’exercice physique : la surexpression neuronale, l’augmentation du débit sanguin cérébral (hypothèse hémodynamique) et la signalisation par les exerkines provenant des tissus périphériques (réponse humorale). […]




